Tourne ta langue ...


Ma chef part bientôt.
Plus exactement elle est sur le départ, à mi -temps entre son ancien taf (être ma chef) et son nouveau (me quitter et partir ailleurs, la pauvre, comment fera-t-elle sans moi ?).

Suite logique et cohérente pour tout être humain normal, elle se désinvestit peu à peu de son ancien boulot pour se réinvestir ailleurs. Normal et je ne lui en veux pas.

Comme je suis son adjointe (ce qui me permet d'être chef aussi, youpi tralala, la classe), je récupère temporairement le boulot ce qui me permet de bâcler briller aux regards de tous.

J'ai notamment la joie et le bonheur ultime d'assister aux "comités de bilan d'opérations", qui sont des réunions dont l'objet est de .... faire le bilan des opérations (des chantiers en langage normal).

Ce matin, je la croise, et lui dis que j'en ai un, youpi tralala, ô joie - c'est comme les bouquins de Kundera, quand t'en as vu un, tu les as tous vu-.

Elle me répond :
"En ce moment, y en a pas beaucoup hein".

"Juste un par semaine, voire deux quand même"

"Ah oui forcément, c'est toi qui les fais tous !"




Nooooooon, je ne lui en veux pas, pas du tout.


Win = 0/5

Glamour: 0/5 (l'abus de comité de bilan machinchose nuit sérieusement à la sexytude)

Dokumient Pajalousta ! - Tu bluffes Martoni...

Apres un seminaire a Moscou en l'an 2 ou 3 avant UBPP*, je m organise un week end roots a St Petersbourg. Apres avoir surfe sur divers sites avant de partir, je décide de faire le voyage avec un Francais qui debute un tour du monde par Moscou, precisemment a la date ou j y suis.

Nous voici donc a St Petersbourg pendant les nuits blanches, ville magnifique s il en est, architecture soleil, mer...

Un soir (ou un matin) sur la place Dvartsovaia à Saint Petbg, nous sommes assis depuis un moment déjà au pied de l Ermitage, un chat vient squatter nos genoux.
Deux jeunes policiers s’avancent et sans animosité nous informent que nous ne pouvons pas rester sur la place comme ça (en fait, nous étions déjà étonnés que personne ne nous ait lancé de pièces, avec le chat, nous avions pourtant la parfaite touche;) ). Il faut partir. Au passage ils sourient de voir que le Globe Trotter n’arrive pas a réveiller celui qu ils appellent « the Ermitage’s cat ».

Nous nous levons donc et continuons notre chemin vers la Neva pour observer les ponts levés. Alors nous croisons de nouveaux nos deux policiers qui nous adressent un signe courtois de la tête puis... un troisième…

Dokumient Pajalousta !

Un peu étonnés et a moitie endormis, nous nous soumettons et lui montrons nos passeports.

Où est l’enregistrement de votre hôtel ?

L’auberge a enregistré nos passeports mais ne nous a pas donné de papiers

Avez vous vos billets de train Moscou-St.Petbg ?

Euh.. à l hotel oui, pas ici…

Ahh ! Vous allez devoir payer une amende !

Mais… nous sommes en règle.

Vous n avez pas vos enregistrements ! Ou vous payez l amende de 500 roubles chacun (15 Euros) maintenant ou nous allons au poste de police.

Cette fois, nous sommes bien réveillés, nous nous regardons un peu incrédules. Un des deux premiers policiers s approche pour voir ce qu il se passait. Il demande quelque chose en russe à son collègue, lassé, en nous regardant.

Niet ! dit le policier qui tient toujours nos passeports dans la main.

Da ! répond son jeune collègue essayant apparemment de le convaincre. S’ensuivra un « Niet-Da-Niet » après lequel le jeune baissera les bras et s’en ira, nous laissant seuls. Le policier nous réitère sa demande d’amende :

500 roubles par personne ou direct au poste. Comme nous n’avons pas envie de passer la « nuit » au poste, je sors mon portefeuille prête à payer. Il me tend la main pour prendre les billets. Surpris nous commençons à mieux comprendre :

Vous n avez pas de papier officiel pour nous certifier l amende ?

Non, il n y en a pas besoin.

Et si jamais on se refait arrêter, comment prouve t on que l on a déjà payé ?

Ne vous inquiétez pas, on ne vous le redemandera pas.

Nous ne payons pas si nous n avons pas de papier officiel.

C est alors qu il sort son calepin, petit bloc note a carreaux, dont il déchire une page. Il cherche vainement un stylo et nous demande a la façon d’un gosse pris en échec si par hasard nous n en aurions pas un a lui preter….

Un collègue lui en prête un. Il finit par griffonner deux pauvres mots sur son bout de papier.

Peut on savoir ce que vous avez écrit ? Pouvez vous marquer votre nom ? votre numéro de carte de police ? Peut on voir votre carte de police ?

Le policier, un peu décontenancé, sort sa carte de police et nous la montre promptement avant de la ranger. Nous n avons rien le temps de voir. Voyant que nous insistons, il nous regarde droit dans les yeux (tous les deux a la fois, très fort le gars !) et froisse le bout de papier dans ses mains :

Vous savez, ici, nous ne sommes ni en Italie, ni en Amérique, ni en France, si vous ne voulez pas avoir de problèmes, il va falloir payer.

C’est donc ça, cela n a donc rien d officiel ! répondons nous, surpris qu il le dise si ouvertement.

Etes vous diplomates ? nous demande t il, un sourire en coin.

Non ..

Alors il va falloir payer, ou alors nous allons au poste.

Ou se trouve le poste de police ?

A 500m

Eh bien banco, allons y ça ne nous prendra que 5min.

…. Euh non, c est plus loin, il faut bien compter 10min un quart d heure.

Il nous redemande alors nos passeports. Cette fois, nous ne lui donnons pas, pas question qu il s en serve de monnaie d’échange ! Il commence à essayer de mettre en doute la validité de nos visas mais nous restons impassibles, campés sur nos positions.

Nous le sentons sur le point de craquer et ce jeu de bluff commencerait presque a nous amuser quand les deux premiers policiers arrivent vers nous suivis de 4 jeunes Russes. Ils appellent leur collègue qui s’avance vers eux. Celui-ci se plante devant les 4 jeunes et en pousse violemment un sans raison apparente (du moins quand on ne comprend pas le russe)… Nous nous regardons, il est temps de partir. Un des jeunes policiers nous fait signe que nous pouvons continuer notre chemin…


Win = 5/5 (Le globe trotteur ecrira par la suite: "Apres avoir tenu tete au Policier, la Pollueuse reussit a prendre le dessus en l obligeant a nous faire le mot et a sortir sa plaque. Je pense qu elle pourrait se recycler dans le poker car ce moment vecu ressemblait tout a fait a une partie de bluff." Quelques mots de Russe et c est dans la poche! )

Glamour: 5/5 (hmm l accent slave!)

*UBPP:Un Boulot Presque Parfait

Le train train pas quotidien

Qui dit voyage en train pour le boulot dit souvent première classe : ne serait-ce que pour les prises électriques, qui permettent (du moins en théorie) de rentabiliser le temps de trajet pour rester au maximum productive.
Bien évidemment, la faune de ces trains en semaine n'est point du tout la même que celle des weekends ou des vacances : le costume/cravate ainsi que les jupes ou tailleurs stricts sont de sortie, sans oublier le gobelet de café à la main (l'autre main, elle, reste collée à l'oreille avec le iPhone ou Blackberry, selon les camps).

Je m'installe donc tranquillement, et, peu à peu, le train se remplit.
Moments de complicité lorsque tout le monde sort son PC portable : "bonjour", "ho pardon excusez moi, mon écran a touché le vôtre huhu", "mais où est cette prise ?".... C'est convivial, cordial, on se comprend, on est entre semblables.


Et on s'énerve aussi ensemble lorsqu'une annonce nous informe que nous aurons presque une heure de retard pour cause d'incident voyageur... Et, lorsque le costume cravate en face de moi me regarde d'un air piteux et suppliant, en me montrant son blackberry "désolé mais pourriez-vous me prêter votre portable... Je n'ai plus de batteries, c'est toujours dans ces moments là qu'ils nous lâchent...", je ne peux que me mettre à sa place, et lui tendre avec bonté mon téléphone, qu'il attrape les yeux plein de reconnaissance...

Un havre de paix vous dis-je, le paradis des working women et men en déplacement...!



Par contre, sur le trajet du retour, tout déraille (sauf le train, heureusement)...
Une fois arrivée, je m'installe à une place solo pour être au calme sans personne à côté. Même si ce n'est pas ma place officielle, vu que le train est vide à moins de 5 minutes du départ, je ne m'en fais pas... Et en effet, le train commence à rouler, et le wagon est toujours quasi vide : je sors donc tranquillement mon PC, et me mets à pianoter dessus.

Du moins pendant 3 minutes, jusqu'à ce qu'une femme (à l'air pas très working girl) m'accoste :"dites, c'est votre place ???". Je lui réponds que non, normalement je suis juste là, à côté. Et j'en profite pour faire ostensiblement un tour visuel du train, ce qui me permet de vérifier que nombre de places solo sont dispos.
"Bon, et pourrais-je avoir MA place alors s'il vous plaît ??!!", je soupire et m'exécute, rassemblant tant bien que mal ma veste, le câble de la batterie, le PC, le téléphone portable, et mes sacs...
Elle me regarde faire, l'air satisfait.
Bien sûr, pas de merci, ni rien. Adieu l'ambiance conviviale et cordiale...

Tout comme lorsqu'une femme à l'air aristocratique se met à pester à voix haute car un voyageur (qui a l'air d'un cadre s'étant levé à 4h du mat' pour chopper le premier train) ose ronfler dans son sommeil....
Bon par contre elle ça ne la dérange pas de passer ses coups de fil depuis le wagon, et d'une voix assez forte...

Moralité : les requins et autres cadres dynamiques sont capables parfois, eux, d'un peu de douceur dans ce monde de brute! Par contre, les habitués de la première, je n'en dirais pas tant...


Win : 3/5
Glamour : 3/5

Ils sont beaux, ils sont frais, mes reuteuteus !

Ami salarié d'une PME, oyez oyez !

Si toi aussi tu travailles dans une petite entreprise de moins de 20 salariés, donc non soumise à la loi des 35h et ses bien célèbres reuteuteus qui font la fierté de ceux qui en ont toute une palanquée...
Si toi aussi tu râles dès que tu dois poser une journée de congé pour faire un pont ou un viaduc, parce que ça grignote considérablement ton quota de congés dans l'année...
Si à toi aussi, on t'impose des vacances à Noël (parce que la boîte ferme entre les fêtes), ou en août (parce que le boss est parti se dorer la pilule à St Trop)...

Je vais te faire partager le secret de la multiplication des pains congés payés.
Ouais, carrément. Mais surtout, ne le répète à personne, c'est un secret !





Faites un enfant et mettez-le à la crèche !!!







J'entends autour de moi qu'on crie au scandale, à la liberté de non-vouloir d'enfant... j'entends les féministes badinteriennes hurler que c'est encore un cliché, les mères qui doivent tout gérer, le travail, les enfants, la maison, et l'homme dans tout ça ??...

Je vous arrête tout de suite !
Pour une fois, je vais vous montrer comment tourner les choses à votre avantage.
Qui dit enfant à la crèche, dit beaucoup de maladies.
Qui dit maladies, dit éviction.
Qui dit éviction, dit... rentre à la maison !

Merci l'otite, merci la rhino, merci la gastro, merci l'angine, la laryngite, la varicelle... merci toutes mes amies les maladies infantiles, qui m'ont doublé mes reuteuteus de l'année !

Et vous savez quoi ? Ma semaine se résume à mardi après midi et mercredi.
Le reste, c'est cadeau.
C'est mon cadeau de fête des mères : un gros paquet de reuteuteu-maladie-à-boutons-qui-grattent-même-pas-en-rêve-que-tu-mets-un-pied-à-la-crèche.

Merci mon bébé adoré !


Win : 5/5
Glamour : 3/5 (qui dit maladie infantile, dit contagion... si tu vois c'que j'veux dire !)

Chevaliers de la tableu rondeu ...

Un soir, au détour d'un pot d'arrivée/départ, (pot de départ fait sur le lieu d'arrivée de ton nouveau taf, et où tu convies tes anciens collègues dans un esprit de convivialité aiguë interservices), je croise Fabien, avec qui j'ai travaillé dans mon autre vie.

Ravis de nous revoir, nous papotons, un verre de mauvais crémant à la main, nous repassant les anecdotes de notre passé glorieux commun.
Soudain, Fabien me dit "La Fonctionnaire, j'ai besoin de toi, j'organise une table ronde sur LE sujet, TON sujet, serais-tu d'accord pour intervenir ?"
Toute émue par les bulles tant de confiance, j'accepte sur le champ.

Peu de temps après, petit rendez-vous avec son adjointe (il est désolé, une autre réunion lui a été imposée au dernier moment, hum) où je donne astuces, idées, contacts pour étoffer le sujet.

Puis, plus rien. Ah si, la note officielle qui demande ma participation, et la réponse positive tout aussi officielle.

Dix jours avant, je viens aux nouvelles : qui est finalement convié ? quel est le champ d'intervention des autres invités afin de ne pas être redondants ? et surtout qui sera l'animateur de notre table ronde ?

J'obtiens un nom, à qui je laisse deux messages sans succès. Trois jours plus tard, j'apprends que c'est finalement une autre personnalité qui aura l'honneur de nous animer. Bien, je relaisse deux messages. J'obtiens réponse "ah mais non, vous avez été mal renseignée, ce n'est pas moi cette fois-ci !"

Hum ...

De guerre lasse, j'ai composé mon sujet seule, m'inspirant d'Arthur, spécialiste historique de la table ronde et de ses affres :
"Si t'as une table ronde,
pour éviter la quadrature des nappes carrées,
mets en une ronde, hé, pignouf !"



Win : 4/5 (vous lisez Zi Experte en table ronde)
Glamour : 4/5 (le crémant me rend jolie, surtout après 3 flutes)

Slaaaaaaash!

La Pollueuse est quelqu'un d'apparence sympathique, aux dires de son entourage, son chef le lui a même répété lors de son entretien annuel (ouiii jetez lui des fleurs, la Pollueuse utilise désormais la troisième personne du singulier pour s'exprimer).

Mais quid du rôle de chef quand on a cette réputation?

La Pollueuse n'aime pas les palabres, elle aime le travail efficace - de toutes façons, vus les horaires de la crèche, elle n'a pas le choix!
Alors quand son Américain lui dit que oui, il sait, il a du mal a écrire les docs requis, qu'il a toujours été comme ca, qu'en plus le sujet est délicat a formaliser, que blablablablaba et blabalabla... sa pollueuse de chef l'arrête tout net.
"Shall we negociate with terrorists?"
".... I guess no.."
"Consider me as one of them and write those docs up"
Ça l'a fait bien rire, et j'ai remercée le souffleur d'Amélie (les chevilles dégonflent, la 1ère personne revient..)


Les jours suivants, j'ai eu cette impression relativement amusante de fouetter mon Americain des que je le voyais s'éparpiller.

- "Slaaaaaash" Vas écrire!
- "Slaaaaaash" Tes docs sont prêts?
- "Slaaaaaash" C'est la dernière version?

Trois semaines que j'attendais ces docs.
Dernier recours, jeudi après midi, je lui dis " tu te débrouilles comme tu veux mais je veux les docs dans ma boîte email lundi avant 8.00am.
J'en ai reçu un lundi a 1.46am et l autre a 4.16am. Il est arrive au boulot a 9.30.

Nous en avons fait un petit jeu et lors la revue des dits documents les jours suivants, nous avons réveillonné une paire de fois et je recevais des emails anonymes pour me rappeler que j'avais une vie a la maison:
"Maman - Ou êtes vous?"

Win = 5/5 - je les ai eus!!
Glamour = 3/5 - le look barbu me sied tout particulièrement

L'Internationale

Comme je vous le disais dans mon dernier post, j'ai du faire "speaker" à une conférence cette semaine. Semaine de conférences, ce qui explique également mon message tardif aujourd'hui...

Bon bien sûr je pourrais vous parler de mon succès interplanetaire (du moins une fois que ma main eu cessé de trembler afin que je puisse tenir le micro correctement devant ma bouche), et même des quelques "jokes" que je me suis permise (totale connivence avec l'auditoire, ce qui a permis d'éviter qu'ils voient trop -j'espère- les quelques bourdes que j'ai vu passer dans certains slides non corrigés)... Mais non, en fait, speaker ou pas, on s'en moque!

Ce qui est intéressant dans une telle conférence, c'est l'échange entre les pays, les différences culturelles, l'apprentissage humain, les délices des langages différents.
Comme par exemple lorsque ma collègue, voyant une Anglaise tenter d'accrocher une affiche juste avant sa présentation, lui demande poliment "do you want some scotch ?" (je vous la fais en V.O., vous vivez là une demande de scotch à l'international!), et cette dernière de répondre l'air ahuri que non merci (oui je vous fais pas la V.O. à chaque fois)...

Puis, quelques minutes plus tard, elle demande tout de même des punaises. Ma collègue lui répond alors que désolée elle n'en n'a pas, c'est pour ça qu'elle avait justement proposé du scotch...
L'Anglaise la regarde, dubitative, et son regard étonné se transforme en une compréhension soudaine :"haaa mais je croyais que tu me proposais du scotch pour boire un peu avant ma présentation....!!".

Conclusion : il semblerait que notre collègue aie une tête d'alcoolique, prête à dégainer une fiole afin de détendre les intervenants avant l'entrée en scène!!
Quoique, serait-ce une si mauvaise idée après tout ? La prochaine fois, je teste!

En tous cas depuis quelques jours, on en rit encore en nous repassant la conversation!!


Win : 4/5 (pour le côté speaker)
Glamour : 2/5 (la couperose, bof bof)

Eyjafjöll si tu m'entends...

Ceci est un message d'absence automatique.

L'Epicière est désolée de faire parler son répondeur à sa place, mais a décidé, d'un commun accord avec elle même, de rogner son compte épargne temps (qu'elle n'a pas) et tous ses reuteuteus (qu'elle n'a pas non plus) pour faire un pied de nez à la Fonctionnaire qui l'a passablement narguée la semaine dernière.

Elle a donc décidé de braver les cendres et la fureur d'un volcan dont elle taira le nom, tellement il est imprononçable même en l'éternuant... en s'envolant loin loin de chez elle avec l'Epicier.

Reviendront ? reviendront pas ? auront-ils décidé de quitter leur petite vie mouvementée au bord de la mer pour élever des vaches à poils longs dans les Highlands ?

La suite au prochain épisode... (vous avez vu comme ça devient presque inquiétant de partir en vacances ??)

(non mais c'est quoi ces working girls qui sont toujours en congés, d'abord ???)

Win : 5/5
Glamour : 5/5 (même avec les vaches)

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