Un stage sinon rien ?!



Quand on est jeune actif (si si, à la trentaine on est encore jeune, bande de mauvaises langues), on se souvient encore avec nostalgie de ses années de stage.
Le stage, élément incontournable d'une longue vie d'étudiant, entre cours magistraux en amphis, cafétérias et restaus U bruyants, entre les soirées mémorables et les réveils difficiles...
Au milieu de tout ça, on doit faire un stage. Toucher de l'orteil le monde professionnel. Voir la vraie différence entre la théorie et la pratique.
Le stage, tes premières lignes remplies sur ton CV, pour remplacer "animatrice de colo" ou "ramasseuse d'escargots de Bourgogne".
Le stage, ton Graal pour la vraie vie.

On a tous été des stagiaires exemplaires, considérant que c'était une opportunité à saisir pour se faire un carnet d'adresse, prouver ses compétences, renforcer ses connaissances, se rendre indispensable.
On a tous été assidu, ponctuel, travailleur acharné,.

Ouais.

En revanche, lorsqu'on est passé de l'autre côté du miroir, on a tous été un jour ou l'autre confronté à un stagiaire glandeur.
Le stagiaire caricatural qui n'est là que parce qu'il est obligé, qui préfère glandouiller sur le net plutôt que se pencher sur la délicate tâche du tri des archives (oui et alors, tout le monde fait un jour ou l'autre ce genre de chose, y'a pas de raison que ça ne soit pas le cas, sous prétexte qu'on est en stage et qu'on n'est pas là pour faire ce que les autres détestent faire) (bon, je modère mon propos, mais ça m'agace d'entendre des jeunes râler parce qu'ils sont exploités en tant que stagiaires, qu'ils sont là pour travailler sur des dossiers stratégiques et que jamais Ô grand jamais ils ne se rabaisseront à photocopier et relier les 50 dossiers à remettre aux investisseurs)

D'accord, un stagiaire n'est pas là pour ne faire QUE les basses besognes. Mais le nom de "stage café-photocopie" est un peu trop galvaudé à mon goût.

Quand, en tant que salarié/responsable de service, tu acceptes un ou une stagiaire chez toi, tu sais que tu vas passer du temps avec lui ou elle. Tu sais que tu vas forcément avancer moins vite dans tes dossiers que d'habitude. Tu prends le temps de l'accueillir, de lui expliquer certaines choses, lui transmettre des dossiers sur lesquels travailler... alors même si tu ne passes pas 8h par jour avec lui ou elle, tu avances moins vite. C'est certain.

Et ça te fait bien râler quand tu es confrontée à un stagiaire qui :
- arrive systématiquement après 10h du matin, pour diverses raisons, toujours meilleures les unes que les autres
- te demande gentiment s'il ou elle peut partir à 16h, pour diverses raisons, toujours meilleures les unes que les autres
- est systématiquement malade le vendredi matin, souvent c'est la gastro... sauf qu'il ou elle croit qu'on ne sait pas que les soirées étudiantes, c'est le jeudi soir, et qu'un mal de ventre et un mal de tête n'est pas forcément synonyme de gastro.
- facebooke toute la journée, en oubliant que son profil est accessible à tous... même à toi, qui n'es pas dans sa liste d'amis, mais qui se rend compte qu'il ou elle a "passé une soirée mémorable hier soir. Merci jéjé !" (explication n°12 pour le retard du matin ?) (NB : demander à Jéjé...)
- se permet de te dire que son évaluation de stage n'est pas très très juste et que, quand même, rendre à son directeur de stage un document sur lequel est indiqué "pas assidu" ça craint pour sa carrière
- tutoie tout le monde d'emblée, genre on est trop de la même famille

(toute ressemblance avec une situation existante ou ayant existé est purement volontaire)

Loin de moi l'idée de leur jeter la pierre et de faire une bonne grosse mauvaise généralité sur les étudiants. Parce que j'en ai aussi rencontré de très sympas qui :

- ont apporté les croissants le dernier jour de leur stage en te remerciant d'avoir passé tant de temps à t'occuper d'eux
- viennent te dire qu'ils ont terminé la mission que tu leur a confiée, te demandant de venir vérifier quand tu auras le temps, en attendant ils commenceront à rédiger leur compte-rendu
- posent des questions, s'intéressent, te montrent qu'ils ne sont là que pour un temps bien compté et qu'il faut l'utiliser à bon escient, sans pour autant te solliciter toutes les 5 min car ils savent très bien que tu as aussi autre chose à faire que t'occuper d'eux
- t'apportent leurs connaissances théoriques, à toi qui as quitté les bancs de l'école depuis plusieurs années

Et vous ? quels sont vos souvenirs de stages ? et en tant que responsables de stages ?

Entretien d'évaluation

Bonheur et joie de la Fonction Publique ! Octobre est le mois des entretiens d'évaluation/notation/formation (oui, tout ça à la fois).

Aujourd'hui, Claudie.

Comme on l'apprend en cours de management, je dois laisser parler l'évaluée un maximum, afin que le bilan de l'année qui vient de se passer soit surtout le sien. Et c'est toujours intéressant d'entendre ses collaborateurs exposer leur ressenti, et la façon dont ils ont appréhendé leurs objectifs.

- Alors Claudie, tu connais le principe de l'entretien d'évaluation. On est là pour faire le bilan de l'année écoulée, et se donner les objectifs de l'année suivante.

- Mmmmouih ...

- Je te propose donc de commencer.

- ...

- Raconte moi cette année, tes évolutions de tâches, les faits marquants, etc.

- ... alooors ... évolution de tâches, ben non, rien n'a changé (un projet s'est terminé, un dossier lui a été retiré) , et puis les faits marquants, euh...

- ... Oui ? ...

- ben non, rien . Ah si !!! on a déménagé !


Claudie est donc passée du bureau 514 au bureau 510 (elle marche donc 8 mètres de moins depuis l'ascenseur le matin), et c'est ce qui a marqué ses 365 derniers jours au service de la Fonction Publique.


Win : 0/5
Glamour : 0/5

L'Epicière sa... muse !

Avant d'être Epicière, j'ai fait plein d'autres petits boulots qui me permettaient de remplir mon frigo d'étudiante/chômeuse/jeune diplômée en quête du Graal (rayez les mentions inutiles).

Entre autres, j'ai travaillé en tant qu'hôtesse de caisse dans une grande enseigne musicale. Sympa, je dois dire. Musique toute la journée, concerts et spectacles gratuits, stars qui venaient faire leur shopping...
Si j'oubliais le fait que j'étais là parce que je ne voulais pas manger des pâtes tous les jours, c'était une parenthèse plutôt pas trop désagréable.

Je ne compte plus les anecdotes de clients-qui-te-prennent-pour-une-crotte-de-mammouth, les propositions indécentes (viens me retrouver sous le porche à la fermeture), les flagrants délits de vol, les vigiles repérant les minettes via leur caméra de surveillance, et faisant des zoom mal placés (si toi, minette, tu lis ce blog... évite d'aller dans ce genre de magasin avec une mini-ras-le-jardin !)...

Un jour, scotché à mon casier, un bout de papier plié en deux. Parfumé.
Non, ça ne peut pas être mon bulletin de paie, me dis-je (maline, l'Epicière !)
Ca pue un peu, quand même.
Je pense 1/2 seconde à un courrier empoisonné, tu sais, le genre de courrier chéri des hoax, recouvert d'une poudre qui entre par les pores de tes doigts boudinés et t'empoisonne avant que tu aies le temps de dire "Saperlipopette".

Fébrile, j'adore le danger... j'ouvre la lettre.
Et...


Un poème. Avec des roses et des coeurs dessinés. Un faux parchemin au crayon à papier.
Un super poème qui me fait éclater de rire à chaque mot.
C'est pas gentil.
Pas du tout du tout. Je suis rien qu'une vilaine, si j'avais su...

Le courrier s'est malheureusement perdu dans l'un de mes déménagements, mais c'était de cette trempe-là :

mon amour laisse moi exprimer
tout l'amour que je veux te donner
à jamais
tu dois me croire
oui dans mon cœur
comme un miroir

ferme les yeux et laisse toi bercer
dans mon ciel bleu
où tout est merveilleux
ferme tes yeux laisse toi emporter
dans un rêve bleu
plein de jours heureux

tu veux t'envoler
laisse moi t'emmener
par les alizés
que créent mes baisers
tu le voit ce lagon bleu
tu la voit cette mer irisée



J'ai su qui m'avait envoyé ce truc.
C'était même pas un délire. Non.
C'était une vraie déclaration, un vrai artiste qui avait été inspiré par ma beauté. Carrément, ouais !

Malheureusement, il n'a pas fait carrière.
J'aurais pu être une muse.

Win : 5/5
Glamour : 5/5

L'Epicière is a guest star


Ouais, carrément, les honneurs et la gloire sont à ma porte. Jusqu'à présent, je refusais de l'ouvrir... non, vraiment, le chaud-bise-nes(presso) c'est pas pour moi. Je vaux mieux que ça.

Et finalement, j'ai craqué pour ma copine LMO.
Parce que la Mite Orange, c'est ma copine en vrai de vrai, j'veux dire, in ze vraie life. Là normalement, tu dois être un peu jalouse. C'est normal. Parce que la Mite Orange c'est quand même un peu une blogostar.

Elle m'a gentiment ouvert la porte de son blog pour un petit papotage ciné, autour de cookies délicieux. La soirée était parfaite, on a bien rigolé, et on vous le fait partager ici.

Salut la compagnie, j'ai des journalistes qui m'attendent...

Raleur !

La Fonctionnaire ayant travaillé tout l'été (menteuse !), se trouva fort dépourvue lorsque sa cantine ferma pour cause de travaux.

La cantine suivante n'était pas bien loin, mais elle drainait beaucoup plus de monde, était moins sympa, et -forcément- avait des temps d'attente décuplés.

Au fil du temps, le bruit avait couru que la petite cantine mignonne ne rouvrirait pas, que les locaux avait été revendus.

Et, soudain, alors que le souvenir de la petite cantine sympa commençait à disparaitre des esprits, bonheur ! on annonça sa réouverture en grandes pompes, avec photos souvenirs et groupe de jazz s'il vous plaît !

Le jour J, la Fonctionnaire se dirige vers la petite cantine, le baume au cour et le sourire au lèvres. Finie la cage d'escalier vert bouteille et les parois lie-de-vin ! Même la vaisselle parait plus propre !

Une photo crétine-souvenir (chorégraphie à base de plateaux) avec les collègues plus tard, elle découvre le groupe de jazz, sympa et sobre.

Et derrière elle, soudain :

"Ah non quand même, la musique, vous auriez pu éviter hein !
Comme si on avait pas assez de bruit dans nos vies alors !!!"



Image tirée de l'excellent album du French Raleur

Le boulot presque parfait de... Chercheur

Première réaction de tous les gens, qui ne savent pas ce que c’est « tu cherches quoi ? Tu trouves au moins des fois ? ». Ah haha, 1912ème rire forcé…. Je me tors de rire a chaque fois... Alors je vais vous expliquer ce que c’est d’être chercheur peut-être que je me sentirais moins un allien après!

Donc voila je suis chercheur, je me balade en blouse blanche, avec des gants vert ou bleu dans mes poches, je ne soigne pas directement les gens, mais j’y contribue un peu.

Il y a plein de types de chercheur en réalité : Math, physique, philosophie, art, social, histoire… Moi je suis chercheur (je n’aime pas le mot chercheuse) en biologie. Pour expliquer comment on y arrive, c’est simple : j’ai fait 3ans de licence de biologie à la FAC, puis 2ans de master en physiopathologie et traitements associes (c’est glamour non ???), puis une thèse pendant 3ans pour enfin devenir Docteur. Docteur c’est le titre, hein! Ca veut juste dire que j’ai un doctorat en Biologie-Santé avec une spécialité pathologie cardio-vasculaire (ça si ce n’est pas girly a mort je ne vois pas!). Et après ca (donc en ce moment), je suis partie vivre aux USA, pour 2ans je pense, pour améliorer encore mes connaissances et mon CV.

Quoi ca fait pas rêver? Mais si quand même…! En fait mon boulot, c’est de comprendre comment fonctionnent les maladies. Essayer de définir comment chaque engrenage s’emboite à l’autre pour finir par foutre le bordel dans nos corps. Et ce n’est pas rien, c’est long, très long et ça demande de la patience et du courage. Mais quand on commence à comprendre, on peut développer des nouveaux traitements pour traiter ces maladies et aider des gens. Après si l’on voit que c’est efficace, ces nouvelles thérapies seront transmises aux médecins et/ou industriels pharmaceutiques.

J’aurais du mal à vous décrire une journée type de chercheur, car elles sont toutes différentes et dépendent du sujet que l’on traite. On n’a pas d’horaire fixe, on a depuis longtemps oublie les 35h, on ne bosse pas pour les sous ça c’est sur ! Nous gérons seul ou presque nos projets, mais en parallèle, nous avons besoin de réfléchir et travailler en équipe. Quand on fait ce métier c’est parce que l’on aime la recherche. En France, malheureusement on est débordé par la paperasse et on a très peu de moyen. On doit se battre pour avoir des financements, c’est très lourd. Aux USA, j’ai plus de moyen mais j’ai aussi plus de pression, c’est une façon de travailler différente.

Mais j’aime ce que je fais, je suis heureuse de me lever pour aller bosser. Je pense foncièrement que j’ai de la chance de faire un métier que j’aime. Cà demande beaucoup de sacrifices : des fois faut oublier les week-ends, bosser pendant les vacances, travailler 17h/j s’il le faut, vivre dans un milieu un peu macho, se faire regarder comme une bête curieuse quand j’explique mon métier a l’extérieur (aux gens normaux comme je dis), je fais des blagues nulles que seuls les scientifiques peuvent comprendre, j’oublie le coté femme-glam-sexy au travail (quoique le fantasme de la blouse blanche ça marche des fois aussi !!!). Mais j’ai des avantages : je travaille avec des gens du monde entier; je pars en congrès exposer mon travail dans des villes comme Boston, Vienne ou Nice ; je travaille avec des gens très différents qui ont pleins de spécialités diverses et variées (médecins, infirmières, chirurgiens, techniciens, étudiants).

Alors quelqu’un est tenté….



Merci à Mademoiselle A., que vous pouvez retrouver sur son blog : http://mademoiselleaimebien.blogspot.com/


Si toi aussi tu as un boulot presque parfait que tu voudrais nous faire partager, n'hésite pas à nous envoyer ton texte à unboulotpresqueparfait@gmail.com

Hippolyte, le retour

Pfiou les amis ! Je sors à peine d'une faille spatio-temporelle incroyable, (d'ailleurs Denver le dernier dinosaure est très sympathique et a souhaité embrasser tous les lecteurs du blog).

Vous vous rappelez d'Hippolyte ? L'admirateur de mon "profil" ?

La semaine dernière grande réunion, encore avec les gens du "terrain". Certains m'accueillent d'ailleurs avec des "oulalah on va encore avoir des tableaux à remplir". Hum.

La réunion commence par un sujet ardu, marchés public, risque juridique, nouveau Code, etc. etc.

Puis c'est à mon tour. Je suis là pour présenter un document pondu par mon service, et j'en suis vraiment fière. Il s'agit d'un condensé le plus exhaustif possible de toute la réglementation sur l'accessibilité aux handicapés dans les bâtiments publics. Six mois que deux ingénieurs travaillent à compiler des textes abscons, à retourner le sujet dans tous les sens pour être certain de ne rien omettre.
Mais surtout à rendre l'information très accessible à chacun, y compris ceux qui n'ont pas le temps de se coltiner la veille technique et réglementaire.

Bref, je suis détendue, à l'aise, et je m'apprête à débuter mon sujet.

Hippolyte introduit donc mon sujet en disant
"A présent, un sujet plus sexy : le handicap !"



Oui, j'ai eu un joli fou rire en début de présentation.


Win : 2/5
Glamour : 5/5 (toujours avec Hippolyte !)




PS : l'illustration est une publicité contre la discrimination envers les personnes atteintes de handicap au travail.

Jouer à superwoman

La dernière fois j'évoquais certains mauvais côtés du consulting, et je m'étais engagée auprès de toi, public, à parler des aspects positifs, afin que tu soupires de soulagement et n'aies pas trop peur pour ma santé mentale (et au passage faudrait pas que je sois la dernière des Mohicannes hein, n'ayez pas peur les djeunz, viendez cravailler...... Hum pitiiié me laissez pas seuuuule!).

Bref, être consultante, c'est aussi avoir le sentiment d'arriver pour sauver le monde : bah oui, on a fait appel à toi car seul le client n'y serait pas arrivé. Tu viens donc daigner leur sauver les miches. T'es un peu Dieu quoi.
Si ça c'est pas la classe!
En plus il y a une sorte d'aura... Tu as des méthodos, tu sais t'adapter, bosser vite, bref, tu es un mythe (ou presque).

Voici donc un petit florilège de ce que j'ai pu m'entendre dire récemment, de positif :

"- Purée merci! Franchement je sais pas comment on aurait pu faire sans toi pour tout nous dépatouiller. Là je t'expose le truc, et paf, tu trouves une solution. Enfin bon, c'est vrai, vous savez faire ça vous les consultants, c'est votre métier quoi..."

"- C'est vrai que les consultants ça coûte cher, mais bon, ça le vaut bien!"

"- Et bah! On a pas eu le temps de faire une propal ni rien, et toi paf t'as su détecter le besoin, l'exprimer, et trouver une façon de procéder pour y répondre!"

"- Lui tu vois, il a 3 consultants dans son équipe. Autant te dire qu'il fout rien, qu'il n'y connaît rien. Les vrais bosseurs ce sont eux, pas lui, et ça, tout le monde le sait!" (toute ressemblance avec une phrase de la semaine dernière serait voulue, oui, oui).

"- Bon pour les réunions, désolée on t'a prévenue à la dernière minute hein... Mais franchement t'as assuré, tu les as bluffés! T'as vu la tête du N + 2, il était conquis! Ca va être positif pour l'équipe tout ça, merci!" (idem ci-dessus)

- "Heuu tu sais le dossier que t'as fait et que j'ai présenté au big boss ?... Bon bah il veut qu'on lance l'étape 2... Par contre heuu va falloir que tu m'aides, parce que j'ai pas tout compris à tes slides et j'ai pas pu tout bien lui expliquer.... Tu m'accompagneras pour aller présenter, hein ?" (idem, encore!)


Bref, être consultante, c'est aussi être un peu une superwoman qui vient sauver tous ces N-1 voire N-2 de la détresse, voire de la dépression.
Voire de la loose totale.
Et ça, c'est bon aussi pour l'ego!

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