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Allumer le feu!

Bon vu qu'avec les filles c'est l'émulation positive, je ressors ma plume/mon clavier également...

Peut-être pour un post moins léger, mais qui aura le mérite au moins d'expliquer en partie mon silence ces derniers temps (oui oui chacune son excuse plus ou moins valable...).

Pour résumer : j'ai frôlé le burn out... Je flirte toujours avec d'ailleurs, je ne suis pas tout à fait sortie de l'auberge, loin de là.
Du coup concrètement je me censure au niveau des posts.
Déjà parce que je n'ai pas forcément le temps...
Et puis parce que sinon soit je ne raconterais que du déprimant, soit j'estime ne pas encore avoir le recul suffisant sur certaines choses pour les narrer avec le détachement nécessaire.


Bref, personne n'a pour autant dit -comme me l'ont fait remarquer à juste titre les filles- que ce blog est censé être tout rose tout beau tout drôle... Après tout, chacun(e) vit des moments plus ou moins difficiles. Et même lorsque ça dure, ce n'est pas une raison pour se renfermer!




Tout ça pour dire que je vais remplir ma besace avec tout ce qui m'est arrivé récemment... Et croyez-moi, va y avoir de quoi faire!!


Petit teasing : je vais -entre autres- vous parler de personnages très différents, néanmoins tous à éviter!! Il faut dire que mes clients récents m'ont particulièrement gâtée...
Vous rencontrerez donc :
Nevrosita et son rapport en dents de scie à l'esprit sain... Qui déteint bien évidemment sur ses collègues....
Tafftaff et son rapport complexe au travail, et aux consultants corvéables qui forment une sous-catégorie de l'espèce humaine...
Stratteam, ou comment se prendre la tête, toujours dans un rush et stress constant et communicatif...
Et encore bien d'autres!

Alors, ces personnages vous évoquent déjà des collègues que vous connaissez, peut-être...?

humm, je sens que vous avez hâte...

Tu fais un bras de fer ??

Chez un de mes clients, on trouve toutes sortes d'employés... Des Fous, des Accros au travail, des blasés, des enthousiastes (peu, tout de même!),...
Ils ont tous une histoire, mais aujourd'hui je vais vous parler de Norbert.

Norbert est gentil, bien qu'un petit peu bizarre. Il marche bizarrement, parle bizarrement... Si j'ai bien compris, c'est "normal", car Norbert fait partie de ces employés "à quota" (du moins je le suppose fortement!).
Du coup, malheureusement certains évitent Norbert, le trouvant trop différent.
En même temps comme Norbert s'occupe du courrier, il est parfois difficile de ne pas le croiser le matin!

Nous, bien entendu, nous sommes des filles sympas dans notre bureau.
Ce qui fait que Norbert est devenu fan d'une de mes collègues, ce qui donne lieu parfois à des scènes assez surréalistes...
Comme il adore ses cheveux, il ne se lasse pas de lui dire. Il s'émerveille devant une queue de cheval, ou des barrettes. Et il n'hésite pas à s'énerver un peu quand il trouve qu'il y a du laisser aller, car cela le déçoit fortement.

Il y a peu, nous avons découvert une autre de ses passions : le bras de fer.
Nous avons réussi à repousser quelque peu ce moment, mais un jour il a bien fallu s'y coller.
Ma collègue a donc accepté le défi, et a tenu bon pendant quelques secondes, avant de laisser son bras tomber, face à un Norbert tout fier de ses prouesses.
Bien entendu, je n'ai pas pu passer mon tour, et j'ai moi aussi du succomber à ce challenge.
Norbert, doublement content, nous a alors parlé de son carnet, où il note tous ses bras de fer, contre qui, et s'il a gagné ou pas. Mais que ce n'est pas grave de ne pas gagner, c'est un jeu, c'est tout.



Il a pris rdv, et a scrupuleusement noté dans son petit carnet que la semaine prochaine il y aurait un nouveau bras de fer... En nous conseillant de nous entraîner un petit peu quand même.

Franchement, il n'est pas méchant Norbert, ce serait dommage de se priver d'un sourire avec lui le matin, ou de l'éviter en frôlant les couloirs...
Pour une fois que les bras de fer au bureau sont au sens propre, et non figurés, ça change!

Bon ok, le jour où il m'a serré la main en regardant franchement ma poitrine et disant "hooooo ils sont bien beaux bien gros... Ho bah oui oui c'est pas mal ça", j'étais un peu gênée, j'avoue! Depuis, lorsqu'il arrive, j'ai en général un foulard à portée de main, juste au cas où...

Vous aussi vous avez un Norbert chez vous ?

Win : 3/5 (j'aurais pu le gagner ce bras de fer) Glamour : 4/5 (bah quoi, j'ai eu un compliment quand même...)

La pause déjeuner qui tourne mal


Aujourd'hui, je vais vous parler d'une anecdote qui n'a de base pas forcément à voir avec le travail, mais qui s'est passée pendant ma pause déjeuner, donc on va considérer que cela revient à peu près au même !

Ce jour-là, je devais me hâter car j'avais pris rdv le midi chez le médecin (je suis consciencieuse, je prends sur ma pause déjeuner plutôt que de partir tôt le soir, vous imaginez ! Bon, en réalité c'est aussi parce que c'était l'horaire dispo du médecin, ok ok...).
Je sors donc de réunion, et file m'acheter un sandwich sur le chemin.
Je picore en marchant cette espère de pain mollasson avec son poulet aseptisé, tentant de ne pas louper la rue où je dois tourner.
Je croise bien entendu quelques personnes sur mon chemin (bah oui, en plein midi, dans la rue, logique !), dont un homme tenant à la main un vélo.
Je ne le remarque pas, jusqu'à ce que je l'entende vaguement s'adresser à moi sur un ton dragueur (vous voyez le genre "hey mademoiselle" !)... Le type parle bas, je suis pressée, et surtout je n'ai AUCUNE envie de lui répondre (la dernière fois, j'ai eu le malheur de dire bonjour à un type qui m'a ensuite suivie assez longtemps. Et moi qui croyais qu'il voulait juste un renseignement à la base, j'aurais dû m'abstenir d'être polie !).
Je continue donc mon chemin, même si je l'entends insister en maugréant derrière, lorsqu'il me dépasse.

Soudain, je sens un mouvement derrière moi : le type vient de revenir sur ses pas, et me met un ENORME coup de pied derrière la jambe.
Choc.
Consternation.
Choc.
Douleur.
Choc.
Quoi ?? Il vient de m'agresser tout ça car je n'ai pas répondu ?
Choc.
Je me retourne, et n'arrive qu'à lui balancer un "MAIS CA VA PAS LA TÊTE ???!!!". Il est déjà quelques pas plus loin, et me regarde d'un air de défi.
Peur.
Là je vois qu'il n'y a bizarrement plus personne à 50m autour de nous dans cette rue. Et je vois dans ses yeux qu'il semble presque attendre que j'insiste ou que je l'insulte, pour qu'il revienne peut-être, qu'il frappe de nouveau peut-être, que sais-je encore.
Angoisse.
Je me retourne, encore sous le choc et la douleur, et continue mon chemin vers chez le médecin.

Je retiens mes larmes de douleur et de consternation, tentant de me ressaisir avant d'arriver chez le médecin.

(bon en plus le doc m'annonce que son assistante a fait une bourde et que le rdv n'était pas noté, donc il faut reporter, et je suis venue pour rien).

Au retour au bureau, je tente de me ressaisir, mais je sens les larmes prêtes à percer.
Pas tant à cause de la douleur, qui finalement se terminera par un bleu et rien de plus, mais le choc.
Lorsque mes collègues me voient et me font remarquer que mon rdv fut bref, je fonds en larmes.
Je leur raconte.
Consternation et révolte de leur côté.
Mais que faire ? On me conseille d'aller porter plainte (sans preuve ni bleu ni rien, mouif), d'aller voir un médecin pour constater (oui mais quoi ? il n'y a rien à voir). Au final, je préfère laisser cela derrière moi et passer à autre chose, car entre la gendarmerie, l'attente et leur probable réaction à cette plainte, je trouve que j'ai plus à y perdre qu'autre chose.
Le soir, je frôle les murs, et sursaute dès qu'un homme passe un peu trop près de moi.

Depuis ça va mieux, j'ai juste été regarder quelques vidéos de Krav Maga, me disant que, peut-être... !
Glamour : 0/5 Win : 0/5

L'heure du bilan ?

Parlons peu, parlons bien.
Nous avons vieilli.
Et oui.
Même si nous avons tenté de ne pas le crier haut et fort, vous avez été nombreux (pour notre plus grand plaisir!) à nous souhaiter notre anniversaire. Enfin pas à nous de façon individuelle (grande révélation : nous ne sommes pas nées toutes les quatre le même jour en fait!), mais à ce blog (UBPP pour les intimes... Oui, maintenant on est intimes, n'est-ce pas ?).
Un an déjà!

Je me rappelle très bien de ce weekend avec l'Epicière (à qui j'avais dévoilé mes plans secrets pour conquérir le monde), et de ce brunch entre copines, où nous avions devisé ensemble sur l'idée qui nous avait toutes les quatre séduites (plus de détails ici pour les curieux).
Voilà, "Un Boulot Presque Parfait" était né, nous le lancions quelques jours pour tard, à la date non anodine de la journée de la femme.

Un an après, que dire ?
Je crois que nous sommes toujours toutes bien sur ce blog (mais je laisse les autres en parler si elles le souhaitent!), en tous cas pour ma part c'est le cas.
Il y a des semaines avec, et des semaines sans, selon les états d'âmes, et la charge de travail. Mais UBPP reste toujours dans un coin de la tête, même si parfois je me dis "ho non, ça, je ne vais pas oser le blogguer!".... Parfois il vaut mieux attendre un peu que les événements fassent partie du passé, afin de ne point se faire repérer trop aisément par certains collègues ou clients!
Je me rends compte aussi que les articles de mes comparses m'aident à élargir mon angle de vue, me permettent de me poser d'autres questions, et de débattre sur des sujets de fond (ou pas, il faut aussi savoir parfois être futile!). Je crois que tout cela me rend d'autant plus "au taquet" sur toutes les problématiques qui tournent autour du féminisme, notamment sur le lieu de travail.
Et ce n'est pas pour me déplaire!



Bref, UBPP, je rempile avec plaisir, merci de reconduire mon CDD ici!
J'espère que vous continuerez à être nombreuses et nombreux à nous suivre, nous soutenir, et nous faire partager vos boulots presque parfaits à vous!!

PS : et une copine fête elle ses 2 ans en ce moment aussi... Alors bon anniv à notre chère LMO!

Méfie-toi, petit d'homme...


Il y a quelques temps maintenant (ha oui, ça remonte!!), je vous parlais de mes soucis de "SBF" (Sans Bureau Fixe) chez un de mes clients. Et bien, figurez-vous que la situation a changé depuis peu... En effet, tout le monde a déménagé il y a quelques semaines, pour d'autres bureaux, et avec cette fois-ci une place pour chacun, y compris les consultants!

Tout d'abord nous n'avons pas osé y croire : un bureau, une chaise, un téléphone attitrés, ho non, c'était trop d'émotion d'un coup... Surtout qu'il ne s'agissait plus d'open space bruyant, mais de bureaux de 5 personnes environ. Et celui des consultants (le nôtre donc... Tentez un peu de suivre voyons!), était le plus spacieux et lumineux. Il faut dire que nous sommes assez nombreux finalement comparé au reste de l'équipe. Et que de plus notre bureau pouvait servir de salle de réunion. Mais (parce qu'évidemment, il y a un "mais"!)... Tout cela, c'était avant que Mister BigBurnes s'en mêle. Bah oui, parce qu'il a moyen apprécié que son chef ne lui confie pas le plus beau des bureaux à LUI. Notre cliente directe, elle, s'en moquait de son bureau : elle avait trouvé le nôtre sympathique, mais c'est tout, le sien lui allait tout aussi bien au final.

Mister BigBurnes a donc décidé de faire un mail direct au Big Boss, pour lui expliquer par (r)A(ison foireuse) plus B(ourrage de crâne) que ce bureau il le lui fallait AB-SO-LU-MENT. Parce qu'il allait avoir pleeeeein de stagiaires à lui, parce qu'il lui fallait pleiiiin de place pour ranger ses affaires (même si de base il faut préciser que les deux bureaux possèdent le même nombre de postes disponibles). Et enfin, parce qu'il le demandait, et que c'est Mister BigBurnes quoi, pas un simple consultant.

Bien entendu, le Big Boss, amusé (oserais-je dire qu'il avait prévu tout cela quasiment exprès ?!), a accepté. Et Mister BigBurnes a été voir notre cliente, qui, trop gentiment, n'a rien osé dire (bien qu'elle aurait tout autant pu réclamer le bureau, ou bien insister pour que l'on y reste).

Tout cela bien sûr je ne l'ai su qu'après, lorsque l'autre jour Mister BigBurnes débarque, pas peu fier, et nous annonce avec un grand sourire que nos jours sont comptés ici.

Il prend soin de préciser qu'il va aussi demander à ce qu'on déménage notre bureau qui est moins beau que le sien (qu'il garde). Ainsi que nos caissons. Par contre, il nous laisse son armoire pourrie. Bref, il prend ce qui l'intéresse, nous laisse le reste, sans nous laisser le choix, tout en souriant l'air suffisant. Parce que, quand même, il est trop fier de lui. La loi du plus fort, on n'a rien inventé de mieux!

Welcome to the jungle...

Win : 3/5 (on a quand même un bureau pour nous!)

Glamour : 2/5

Les métiers d'homme (... Ou de femme ?)

Parlons peu, parlons bien, parlons un peu polémique (et dans un post plutôt long, pour rattraper mes jours manquants!). Enfin pas polémique au sens "youpi frittons-nous dans les commentaires", vu que je pense que peu de personnes auront ici (j'espère!) un avis différent du mien... Mais polémique parce que le tout fait débat depuis des lustres, et continue encore à le faire (rien de vraiment nouveau donc dans ce post). Ce qui a tendance à fort m'énerver. Et j'ai de plus en plus tendance à sortir les dents.
Ce sont plusieurs réflexions dernièrement qui m'ont poussée à en (re)parler ici. Des échanges avec une copine, des collègues femmes, un documentaire vu à la tv, des discussions avec mon mari.



Commençons avec le récit des quelques échanges récents sur le sujet avec une amie.
Il faut savoir qu'elle comme moi faisons actuellement des travaux chez nous. Quand je dis "elle comme moi", je sous-entends que nous prenons une part active dans ces travaux. Ce qui a tendance à étonner certains mâles...
Que ce soit par exemple cette discussion avec son plaquiste, qui lui fait remarquer que :
"- monsieur a bien fait ce rebord de fenêtre là (il aurait pu choisir un "vous" neutre s'adressant au couple, mais non, ce fut "monsieur")..
- non en fait c'est moi qui l'ai fait (dit-elle tout en enfournant une plaque de cuisson remplie de gâteaux, car oui, elle peut faire des gâteaux ET découper à la scie sauteuse des rebords de fenêtre!)
- Ho.... (dit-il, quelque peu incrédule)."

Ou encore avec un installateur d'alarme moi l'autre jour (qui installait ses affaires tandis qu'avec mon mari nous étions en train de bricoler sur un frigo, tous les deux) :
"- Madame, vous auriez un chiffon pour nettoyer ce que j'ai fait svp ?
(....)
Monsieur, vous auriez un tournevis en rab éventuellement ?
(...)
Oh mais madame, laissez-moi faire ça avec votre mari, c'est un travail d'homme ça!"

* * * * *

Bref, vous l'aurez bien compris, le sexisme latent, volontaire ou non, a tendance à me donner envie de mordre (pourtant je ne me considère pas comme "féministe" à tout prix à la base).... Je ne vous parle même pas des impôts qui, même lorsque je m'étais mise en chef du foyer, s'évertuent à tout intervertir et envoyer leurs courriers à Madame et Monsieur Prénomdumari Nomdumari.

Je crois que ce qui m'énerve le plus, c'est lorsque je le ressens également chez certaines de mes collègues femmes, pour qui il est NORMAL que la femme fasse certaines choses. Je ne vous fais pas de dessin, il s'agit en général de "la tenue de l'intérieur" et de la gestion des enfants.

Nous discutions l'autre jour de la discrimination à l'embauche, avec les questions très limites de certains RH, et le fait que mettre sur son cv que l'on a des enfants (pire encore si on est divorcée) pousse le recruteur à poser des questions sur la garde, le fait que l'on sera ou non présente tard le soir et disponible facilement.
Ce qui m'étonne, c'est que finalement je fus la seule à dire que pour autant je pouvais comprendre que l'on s'interroge sur le fait que son salarié doive ou non partir à certaines heures fixes pour raisons personnelles, mais que tant que la question serait uniquement posée à la femme, il y avait un grave souci selon moi.
Et là mes collègues de s'étonner car elles n'avaient jamais vu les choses sous cet angle, parce que bah oui pour une femme c'est plus facile de partir tôt, parce que c'est souvent plus difficile pour monsieur dans le cadre de sa carrière, s'il veut montrer que c'est un winneur, il ne peut pas partir tôt chercher des gamins à la crèche/école. Et que de toute façon c'est plutôt normal que la femme fasse le repas le soir, vu qu'elle rentre plus tôt, même si elle a du gérer les gamins.
QUOI ?
Bon, je vois qu'il y a encore des choses à changer....

* * * * *

Le soir même, nous regardons à la tv un documentaire sur le sujet, intitulé "La domination masculine". Film qui selon monsieur est "féministe à tout prix", dans le mauvais sens du terme.
Ne serait-ce que via les premières images, qui montrent dans le détail (paraît-il, j'ai fermé les yeux, je suis une âme sensible) une opération d'agrandissement du pénis (et donc des gros plans sur la "dissection" de celui-ci).
Je n'ai moi-même pas été fort convaincue par tout ce film (certaines parties, oui, d'autres, nettement moins), parce qu'il était forcément avec un parti pris, et donc ne reflétait pas, je le pense, la totale réalité (en même temps il portait sur le Canada, donc je ne connais pas par coeur!). Enfin ce n'était pas le but non plus.

Bref, cela nous a fait échanger sur le sujet, où monsieur m'expliquait que même s'il était pour l'égalité, dans les faits bien sûr cela était difficile à appliquer. Ne serait-ce que le salaire : si on décide de réduire le gap de 25% environ pour le même poste et augmenter les femmes, où sera pris cet argent ?
Même si on veut pas niveler par le bas, ce que l'on donnera "en plus" aux femmes devra forcément avoir été pris quelque part. Et en l'occurrence à un homme.
Partant de là, même si -admettons- la plupart des hommes étaient pour l'égalité, combien accepteraient concrètement de voir baisser leur salaire et avantages afin de favoriser une femme (ou quiconque d'autre après tout) ?
Une grosse partie du problème vient aussi de là pense-t-il (et à vrai dire j'avoue, je n'avais pas forcément vu les choses sous cet angle)...

Bref, on n'est pas sorties d'affaire!

Don't mess avec les salariés!

Ca vous est déjà arrivé de vous faire licencier ?
Bon moi non je dois dire, mais je suppose que, selon la façon dont cela se passe, et les raisons, il est plus que probable d'avoir la haine. La méga haine.
Et qui dit haine, dit vengeance... Enfin souvent, mais bon la nature de l'être humain est ainsi faite en général...

Vous franchement, si vous vous faisiez licencier et que cela vous énervait beaucoupbeaucoupbeaucoup, vous vous vengeriez ? Vous inventeriez des stratagèmes pour que votre ancien employeur s'en morde les doigts ?
Moi je ne sais pas trop, je suppose qu'il est en général assez difficile et inutile de le faire... Probablement que je laisserai tomber, afin de passer à autre chose...

Ceci dit, lorsque je vois ce que certains sont capables de faire, je me dis que l'imagination de l'être humain peut s'avérer très perfide... Et drôle (ou pas) pour ceux qui contemplent cette vengeance....

D'ailleurs, Harrods doit s'en mordre les doigts à l'heure qu'il est... Christmas Spirit!!
Plus de précisions : Loyd Hudson, 35 ans, a été licencié par Harrods, il y a peu. Ce monsieur s’occupait du rayon des jeux et jouets du grand magasin londonien.
Comme il n'a pas fort apprécié de se voir éjecter, il y est retourné un soir, après avoir bien bu : il s'est introduit dans le poste de sécurité, et y a changé l'affichage lumineux de la façade. Le but étant clairement de transmettre via ces quelques mots l'esprit de Noël à toute la population qui passerait devant le building....
"FUCK OFF".
On ne peut plus clair!
Il a été arrêté presque deux heures plus tard, et les passants ont donc pu observer pendant ce temps là cet éclairage pour le moins original....

Ma conscience professionnelle me perdra....

Enfin c'est un risque du moins, cette saleté s'infiltre partout, s'invite même lorsque je n'en veux point, et passe son temps à me torturer en me rigolant au nez!!

Que ce soit de n'être point trop gênée de faire des heures supp', mais avoir parfois du mal à en faire moins (lorsque ce n'est pas nécessaire, lorsque j'ai un autre impératif)... Quand je vois comment d'autres collègues le vivent mieux, je me dis que ma conscience parfois n'est pas ma meilleure amie (et le premier qui me dit que la solution est de bosser toujours plus pour avoir la conscience pro totalement tranquille se verra mettre une baffe par ma conscience "vie perso"!).

Bref, le dernier exemple en date, et pas des moindres....
Je fais une recherche sur notre nouvel outil qui est si fort qu'il recherche nos docs à travers tout le réseau commun. Et là, je tombe par hasard sur un dossier "sensible" : un entretien semestriel.
Je me demande comment diable ce document a-t-il bien pu arriver là, et je regarde son emplacement originel.
Mince.
Le big chef utilise le réseau commun pour stocker ses archives perso et pro.
Le BOULET.

Ni une, ni deux, j'hallucine tellement que je vais vérifier dans le dossier indiqué.
Et oui, je n'avais pas la berlue : les entretiens semestriels, les demandes d'augmentations, les demandes de recrutement, mais aussi ses photos de vacances, sa déclaration de revenus, tout est là.
Je me dis que ce n'est pas possible, que ces documents sont stockés, mais certainement verrouillés! Et bien à part certains (dont il n'est point l'auteur), non, ces documents ne sont PAS verrouillés.
Du tout.


Et là, question conscience pro.
Vous faites quoi vous ?
Vous ouvrez ?
Vous fermez tout ?
Vous prévenez le big boss (au risque qu'il se demande pourquoi vous regardiez là-dedans) ?

Alors....?


Et bien ma foi j'ai fait un mix de tout... Le diablotin a voulu l'emporter, mais ma conscience pro a râlé plus fort : j'ai ouvert certains (tellement je doutais qu'il aie pu laisser tout ça là. Oui bah nobody is perfect, après tout c'était sur un espace public!)...
Puis j'ai laissé passer la nuit.
Et j'en ai touché deux mots à ma responsable.
Qui a halluciné, n'a pas voulu que je la tente en lui donnant l'adresse, et a décidé d'en toucher discretos deux mots au grand chef....

Franchement, vous auriez fait quoi, vous, à ma place ?!

Le télétravail, pour ou contre...?!

Aujourd'hui (enfin pas réellement aujourd'hui, j'ai programmé mon billet pour profiter de mon jour férié tranquillou!), je vais vous parler d'un sujet polémique...
Enfin, non, pas polémique en soi, franchement y'a vraiment pas de quoi. Mais polémique pour certains clients, pour certains boss. Toi-même peut-être tu te situes d'un côté ou de l'autre, va savoir...
Allez, lâchons le mot clef : le télétravail.

Bon, je ne vais pas vous réexpliquer ce que c'est, je pense que même toi au fond là-bas (et t'as bien raison, au fond y'a le radiateur) tu sais ce que c'est. Ou tu penses savoir.
Concrètement, en ce qui me concerne, j'ai des clients chez lesquels je dois être présente, et d'autres pour lesquels j'ai des dossiers à boucler et à rendre en temps et en heure ("en régie" vs "au forfait" comme on dit chez nous). En régie je suis donc corps et âme à mon client.
Il y a une fiche de poste pré-définie, mais tu te doutes bien qu'au final elle ne sert pas à grand chose vu qu'en fonction du jour les tâches évoluent. Au forfait j'ai mon temps, mes deadlines, et je gère.
Dans ce second cas, en théorie le client il s'en tape comme de son premier rhume (cherche pas, c'est de saison c'est tout) de savoir d'où je travaille. Que je sois au siège, en tailleur/talons, ou au café, en baskets/jeans, ou bien dans mon lit, en nuisette/rien en dessous, il ne le saura pas (penser à anticiper les visioconf tout de même).
Tant que le travail est bien fait, et rendu dans les temps, cela ne l'impacte pas.

Et pourtant si, il y en a qui ont leur petit avis dessus, et veulent savoir si je bosse assise à un siège de bureau en open space, ou à mon siège de bureau chez moi, et si j'ai mis une petite culotte.
Même chez mes collègues, il y a les "pour" et les "contre"....

Allez, rapidement, étudions les arguments de chacun (ça pourrait te servir aussi... D'ailleurs n'hésite pas si tu en as à ajouter), lors d'une mise en situation (toute ressemblance avec des faits ou personnes réelles, blablabla blablabla). Face à Monique, collègue convaincue que le télétravail c'est le mal :
"- Hey salut!! On te voit plus au bureau, on croyait que tu t'étais faite virer, héhé!
- bah non, rien à voir, je fais du télétravail certains jours, d'autres je suis chez le client. Bref, je suis là, mais pas tous les jours physiquement ici.
- ha ouaiiis, tranquille!!!
- bah heu (soupirant), oui, c'est pratique pour les transports, mais sinon ça ne change rien, voire je bosse plus.
- Moi j'arriverai pas. Je serais trop tentée de rien faire.
- Bah dans ce cas tu t'en rendrais vite compte. Dans nos métiers on ne peut pas trop tricher... On rend les choses en tant et en heure, ou pas...
- Mouif..."

Face à un client, qui se méfie, par peur que ces jours soient facturés pour me payer du bon temps :
"- Et donc tu fais souvent du télétravail ???
- Quelques jours par semaine, oui.
- Mais heu tu arrives à bosser ??? Moi je pense que c'est quand même moins pratique... Et puis t'es pas là à dispo, à côté..."


Bref, je ne vais pas vous retranscrire les nombreuses conversations sur le sujet... Je vais juste tenter de vous donner les POUR et les CONTRE, selon moi (liste non exhaustive, je suis déjà sûre d'en oublier!)...

POUR (je parle ici d'un win/win avec l'employeur et le salarié) :
- plus de temps de trajet (celui du lit à la salle de bain puis à mon bureau étant négligeable).
- qui dit plus de trajet, dit plus de sommeil, et donc une meilleure récupération, et de meilleure humeur (en ce qui me concerne, car 9h est ma nuit parfaite, c'est vous dire!). Moins de stress!!
- je me lève un peu plus tard, mais au final je suis tout de même plus tôt devant mon poste.
- De même, ça ne me dérange pas de finir plus tard, voire beaucoup plus tard, puisque je n'ai pas à courir prendre un métro. Donc c'est tout bénef pour l'employeur, je travaille plus.
- Pas de pause café avec les collègues, pas de sollicitation à tout va, pas de défaut de concentration du à l'open space : je travaille mieux, je me concentre mieux. De même, je n'ai pas à me ruer à midi vers la cantine, je mange lorsque j'ai faim, et en général en 30min c'est bouclé. Et si je m'accorde une pause, par exemple pour étendre le linge, cela m'avancera pour la soirée, et ne rogne pas pour autant sur le temps, cf plus haut. Bref, je m'organise mieux.
- je pourrai ajouter tous les aspects développement durable et réduction de mon CO2 mais bon, hein...!


CONTRE (potentiels soucis à anticiper) :
- l'autodiscipline : tout le monde ne peut pas faire de télétravail, que ce soit selon ses tâches, ou bien tout simplement la faculté à pouvoir le faire en respectant les règles => de ce point de vue là pour moi, tout va bien!
- la perte de contact : les personnes en permanence en télétravail peuvent se sentir lointaines de l'entreprise, sans sentiment d'appartenance => ici aussi je n'ai pas trop de soucis à me faire, ce n'est pas mon cas. Nous avons dans l'équipe l'habitude de travailler ainsi parfois à distance, et les communications par mail/tel sont fréquentes. Et prennent également la place du langage en face à face dans sa fonction phatique (je vous laisse chercher le mot pour ceux qui ne connaissent pas. Et non, je n'ai pas dit phallique!!).
- la difficulté de savoir tracer des limites entre vie perso et vie privée. => en ce qui me concerne j'ai la chance d'avoir un bureau. Certes, comme je suis un peu geek sur les bords, j'y passe aussi du temps perso. Mais le soir j'éteins le PC pro, et je le range. Point.


On se rend donc compte souvent que les "contre" semblent légers face aux "pour". Mais pour autant certains campent sur leurs positions, souvent par jalousie d'ailleurs :
- que ce soit le boss qui ne supporte pas de ne pas voir son équipe à diriger, et se sent moins puissant.
- ou le boss qui ne vous fait pas confiance, et pour qui la présence importe plus que ce que vous produisez.
- que ce soit le collègue qui n'a pas l'autodiscipline suffisante, et imagine ainsi que vous passez votre temps à glander (pourtant lui n'est pas forcément efficace pour autant au bureau!).
- ou tout simplement le collègue dont le boss n'est pas d'accord, et qui aimerait être à votre place.
- que ce soit le client qui vient au siège, et s'étonne de voir si peu de monde, car "ça fait moins sérieux". C'est sûr, une armée en tailleur et costard, ça impressionne...

Au final, les contre s'intéressent surtout à la forme et à ce qu'ils s'en imaginent, plutôt qu'au fond réel... Et c'est bien dommage!

Et vous, vous en pensez quoi ? De quel côté vous trouvez-vous ?

Win : 5/5
Glamour : 4/5 (soyons honnête, je ne suis pas en tailleur chez moi... Mais qui sait comment je suis habillée ? Graouuu...!)

Jouer à superwoman

La dernière fois j'évoquais certains mauvais côtés du consulting, et je m'étais engagée auprès de toi, public, à parler des aspects positifs, afin que tu soupires de soulagement et n'aies pas trop peur pour ma santé mentale (et au passage faudrait pas que je sois la dernière des Mohicannes hein, n'ayez pas peur les djeunz, viendez cravailler...... Hum pitiiié me laissez pas seuuuule!).

Bref, être consultante, c'est aussi avoir le sentiment d'arriver pour sauver le monde : bah oui, on a fait appel à toi car seul le client n'y serait pas arrivé. Tu viens donc daigner leur sauver les miches. T'es un peu Dieu quoi.
Si ça c'est pas la classe!
En plus il y a une sorte d'aura... Tu as des méthodos, tu sais t'adapter, bosser vite, bref, tu es un mythe (ou presque).

Voici donc un petit florilège de ce que j'ai pu m'entendre dire récemment, de positif :

"- Purée merci! Franchement je sais pas comment on aurait pu faire sans toi pour tout nous dépatouiller. Là je t'expose le truc, et paf, tu trouves une solution. Enfin bon, c'est vrai, vous savez faire ça vous les consultants, c'est votre métier quoi..."

"- C'est vrai que les consultants ça coûte cher, mais bon, ça le vaut bien!"

"- Et bah! On a pas eu le temps de faire une propal ni rien, et toi paf t'as su détecter le besoin, l'exprimer, et trouver une façon de procéder pour y répondre!"

"- Lui tu vois, il a 3 consultants dans son équipe. Autant te dire qu'il fout rien, qu'il n'y connaît rien. Les vrais bosseurs ce sont eux, pas lui, et ça, tout le monde le sait!" (toute ressemblance avec une phrase de la semaine dernière serait voulue, oui, oui).

"- Bon pour les réunions, désolée on t'a prévenue à la dernière minute hein... Mais franchement t'as assuré, tu les as bluffés! T'as vu la tête du N + 2, il était conquis! Ca va être positif pour l'équipe tout ça, merci!" (idem ci-dessus)

- "Heuu tu sais le dossier que t'as fait et que j'ai présenté au big boss ?... Bon bah il veut qu'on lance l'étape 2... Par contre heuu va falloir que tu m'aides, parce que j'ai pas tout compris à tes slides et j'ai pas pu tout bien lui expliquer.... Tu m'accompagneras pour aller présenter, hein ?" (idem, encore!)


Bref, être consultante, c'est aussi être un peu une superwoman qui vient sauver tous ces N-1 voire N-2 de la détresse, voire de la dépression.
Voire de la loose totale.
Et ça, c'est bon aussi pour l'ego!

Faire tampon


Ouuuh la jolie expression que voilà (je sais pas vous, mais moi j'ai tendance à visualiser, et heu... Bref...!).

On n'y peut rien, nous autres les consultants, souvent on a ce rôle. Assumé d'ailleurs par les clients, qui nous le disent clairement. Entre eux et la direction, entre eux et les autres entités. Bref, on sert de fusible. Et également de personne sur laquelle on peut décharger ses nerfs sans trop se préoccuper de la façon dont ça va être pris...

Comme ces derniers temps furent super chargés niveau boulot (c'est partout pareil j'ai l'impression, à en voir mes collègues d'ici!), voici un petit florilège de ce que j'ai pu m'entendre dire récemment :

- "non mais vous, les consultants, vous êtes notre chair à canon. On sait qu'on vous envoie à l'abattoir, mais c'est mieux que ce soit vous, vous avez l'habitude!!" (aïe!!)

- "Non mais ce qu'il nous faudrait là c'est une propal, un truc bien détaillé, en mode consultance quoi. Pas de cahier des charges, mais détecter et deviner les besoins pour les retranscrire" (mais bien sûr, on fait aussi dans la voyance...)

- "Lui tu vois, c'est un gars important. La preuve, il a 3 consultants dans son équipe. Bon, ils brassent du vent, ce sont des consultants, m'enfin ça montre qu'il est important quoi! Ca sert à ça les consultants..." (hum hum, tu sais à qui tu parles là ?!)

- "ha au fait la réunion de 14h a été avancée à 13h, et celle de 16h déplacée à 18h. Je pense que t'étais pas dans la boucle, parce que bon, même si tu bosses sur les sujets, t'es externe quoi" (mais heuu et le fait que ce soit MA réunion sur MON sujet qui soit déplacée sans me dire, c'est tout à fait normal, donc ?!).

- "ha tu prends pas ton pc avec toi ce weekend ?? Bah dis donc, y'a du relâchement chez les consultants!!" (humour, humour).

- "ha au fait, j'ai présenté ton doc au big boss. Il a ADORE!! Bon bien sûr il m'a félicité, j'ai pas précisé que c'était un consultant... Mais on forme une équipe, hein!!" (la reconnaissance, c'est has been).

Bref, être consultante, c’est aussi souvent savoir prendre du (beaucoup de) recul !

Humm, je crois que je vais me mettre au yoga moi.

Aujourd'hui, on fait grève!

Donc pas de post, rien, vous n'aurez rien!!!! VOUS M'ENTENDEZ (avec vos yeux) ??!!









Ha, on me signale dans l'oreillette qu'en fait je suis en train de faire un post...
Bon, bah foutu pour foutu....


Non mais bon, sérieusement, vous êtes de quel genre vous lorsqu'il y a grève ?
Vous la faites ?
Vous êtes de ceux qui partent une heure en avance afin d'être pile à l'heure ?
Ou bien,tant qu'à faire, vous partez à la bourre vu que de toute façon ça ne se verra pas, et vous pourrez tout mettre sur le dos de la grève (et ensuite vous partirez super tôt afin d'éviter l'heure de pointe) ?



Pour ma part, j'ai abdiqué depuis longtemps (mais avant, je dois l'avouer, j'avais tendance à prendre la dernière solution...) : grève = télétravail, un point c'est tout (oui je sais, tout le monde ne peut pas faire cela).

Au moins ça évite de se taper les réflexions à la machine à café de Jocelyne, qui s'inquiète, le sourire aux lèvres, si c'était pas trop galère...
Même si elle SAIT que c'est galère. Mais qu'elle s'en tape royalement, car elle, elle habite pas loin, et ne prend pas les transports ni la voiture (tout au plus le vélo si elle fait sa flemmarde)...
M'en moque, moi au moins le soir et les weekends j'ai pas mon bureau sous les yeux!

Voyage en absurdie

Bon, il faut qu'on cause....
D'un sujet grave...
Vous n'êtes peut-être pas au courant (quoique depuis peu le plan média a été lancé, difficile d'y échapper), mais nous, les femmes nous le charme, nous sommes au bord du gouffre.
Sisisi, et c'est le vieux Sardou lui-même qui nous le dit!

Quoi de plus beau en effet que de tenter un come back avec un remake techno lourdingue d'un ancien tube ? Avec des filles à moitié nues bien sûr sinon c'est pas fun!
De quoi je parle ?
Ah pardon... Pour celles qui n'auraient pas peur de cliquer sur play, voici la bête :



Pour celles qui ont eu peur (et n'avaient peut-être pas tort, quoiqu'au 36e degré on peut rire), petite comparaison entre la femme des années 80 et celle des années 2010....

Autant celles des années 80 l'étaient jusqu'au bout des seins, vu qu'elles avaient même réussi l'amalgame de l'autorité et du charme, autant celles de 2010, bah c'est pas gagné.....
Vu que depuis les années 80 elles sont "des hommes à temps plein, Fini les revendications, c'qu'elles ont voulu maintenant elles l'ont".
Ha bon ? Les femmes ont toutes eu ce qu'elles voulaient ?! Et c'est bien fait ? Enfin elles voulaient quoi d'ailleurs, mystère...

Ha siii, on le comprend après, maintenant "ce sont toutes des femmes accomplies sans vraiment besoin d'un mari". Ha bon c'est ça aussi qu'elles voulaient, tiens. Toute façon, Michou le dit, l'amour "elles n'y pensent plus, juste un amant qu'elles revoient plus"...

Faudra par contre m'expliquer la suite avec le "d'ailleurs c'est un acte manqué quand leurs portables se mettent à vibrer"... Parce que mon esprit de femme salace y voit certaines évocations, mais bon, heu.... (Michou t'aurais pas osé ?!)

On passe sur la nostalgie (pourquoi il en faudrait, mystère...) vu "qu'il faudrait du temps elles n'en ont pas, elles y reviendront évidemment avec le premier cheveux blanc". Bref, les nanas, vous n'avez RIEN compris. La nostalgie vous allez y revenir, ho ho, ha ha, écoutez la voix du sage!!

Ha mais c'est pas fini! Parlons salaires un peu... Bah là "ça va pas mieux, celui d'un homme coupé en deux. On les enfume de parité, mais qui promet l'égalité". Au moins, il dénonce grave le papy Sardou.


Mais la VRAIE question, la seule, l'unique.... COMMENT S'EN SORTIR ???!!!!
Heureusement, il a la solution!!!
Ecoutez attentivement mesdames.... "il n'est pas encore trop tard, il suffit de retrouver l'adresse du type gâché dans leur jeunesse"!! Mais la voilà la solution!!! Un homme! Alors "gentil" hein... Elles, les vilaines, qui l'ont "laissé au bord des occasions manquées".
Tout ça vous permettra d'être "une femme ET belle à la fois".
Si ça c'est pas le top, hein ??!!

Mais alors surtout il faudra "laisser un homme faire ce qu'il veut, et puis s'endormir contre lui, jeter les dossiers aux orties".

Voilà, mesdames, vous avez la solution pour être une VRAIE femme 2010.

Je vous laisse, je vais aller vomir (des roses et des paillettes, je reste girly), et puis je reviens...

Win : 0/5 pour Sardou, et pour nous 5/5 (parce qu'on le vaut bien!)
Glamour : idem of course
Bon ouf, heureusement qu'on sait nous qu'on peut être une working girl à la fois qui a la win ET glamour!!! Hein les filles ;-)

De l'open space à l'individu

Argh, me voilà de retour dans le froid et la grisaille, les vacances sont bel et bien finies...
Mais bon, ce n'est point de cela dont je vais vous parler aujourd'hui...
Aujourd'hui je vais tenter de prolonger un peu ces congés, en vous parlant d'un livre lu au cours de ceux-ci justement.
Oh, pas un livre récent ni un livre que je voulais lire à tout prix, puisque j'avais refusé de m'y intéresser à sa sortie.
Mais là, mon frère, qui est lui-même consultant (oui c'est de soeur en frère dans la famille, c'est ainsi), était en train de le lire, et me l'a donc prêté. Tout en me disant tout le mal qu'il en avait pensé.

Bon, mais de quoi elle parle au juste ?!
Et bien d'un livre basé sur des témoignages de consultants et autres joyeux métiers soumis à la pression "du client", j'ai nommé "L'open space m'a tuer".


Parlons peu, parlons bien, ce livre est loin d'être un chef d'oeuvre. Ceci dit, sur la plage, cela se lit assez bien.
Mais au-delà du livre en lui-même, plusieurs choses m'ont interpellée...

Tout d'abord je n'ai eu à aucun moment besoin de me référer au glossaire pour comprendre quoi que ce soit. Bon pas de quoi être fière, mais ça permet de se rendre compte à quel point chaque métier a vraiment ses codes, ses termes, ses références.
Je me rappelle de mes premiers stages, dans des domaines tel que la pub ou le marketing, où je ne comprenais qu'un mot sur deux ou presque lors d'une réunion.... Et je ne vous parle même pas des acronymes des différentes entités et autres joies des grandes boîtes par exemple...
Bref, une discussion à base de "t'as fait ta propal, avec des recos, pour le client ? Non parce que bon on est charrette, la deadline approche, et quand je regarde les timesheets je vois qu'on dépasse en jour/homme... Reviens vers moi au plus vite, le N + 1 a besoin de ce projet pour se créer une visibilité en interne", c'est à présent mon quotidien.


Mais, si l'on s'intéresse au fond plutôt qu'à la forme, je me suis rendue compte aussi qu'il n'y a pas une seule anecdote dans ce livre que je n'ai pas déjà vécue, ou vu vivre par un collègue proche ou un ami dans le même domaine.
Et ça, en fait, ce n'est pas super rassurant non plus....

Quand j'en ai parlé à mon frère, il m'a dit trouver le livre trop négatif, caricatural, et que chez lui, ils avaient réglé ça depuis bien longtemps...
Ceci dit, lorsque je le vois accroché à son Blackberry, lorsque je le vois esclave de son travail... Je me demande si tout a si bien vraiment été réglé depuis bien longtemps....


Qui l'a lu dans l'assemblée ? Des avis, des réflexions sur ce sujet ?

Win : 2/5 (pour le wording masterisé!)
Glamour : 2/5 (quand même, on vend du rêve)

Loin de moi...


Loin de moi les retroplannings mal faits....
Loin de moi les clients relou...
Loin de moi les deadlines trop serrées....
Loin de moi les collègues stressés...
Loin de moi le métro blindé....
Loin de moi le badge d'entrée perdu au fond du sac...
Loin de moi la cantine et ses plats (et cuistots!) douteux....
Loin de moi le stress...
Loin de moi le travail....


Vacances, j'oublie tout!!!


(sauf les pauuuuuvres coupines, qui, elles, sont revenues.... Chacune son tour les filles, sans rancune!!)

Win : 5/5
Glamour : 4/5 (le 5/5 ce sera une fois bien bronzée)

A table, Marcel !

Sur mon lieu de travail, j'ai la chance d'avoir une cantine à disposition. Ou pardon, devrais-je dire plutôt un "R.I.E." comme on dit chez nous...
Je suis régulièrement en mission, donc au final rarement au siège... Mais lorsque c'est le cas (disons environ une à deux fois par semaine en moyenne), je sais que je ne vais pas pouvoir éviter Monsieur Marcel...
Monsieur Marcel est l'un des cuistots de la cantine, et pas le moindre !
Non non, n'allez pas vous faire des idées...

Ce n'est pas ce genre de cuistot :



Mais plutôt, hum, disons, celui-là :



(bon ok, en UN PEU moins pire, en vérité c'est un mélange entre ça est Pascal, pour ceux qui suivent cette émission culturelle qu'est "l'Amour est dans le pré"... Ouais bon ok en fait c'est pas forcément moins pire...)

Ouais, ouais, je sais...

Et tant qu'à faire, Monsieur Marcel m'aime bien, voire m'adore.
Bon je dis pas, du rab c'est toujours agréable (quoique parfois, ça se discute, je vous rappelle qu'on parle de la cantine), mais avec le temps, Monsieur Marcel se sent pousser des ailes, et apprécie de plus en plus nos "conversations" (= le temps d'être servie, soit une minute en moyenne). De plus, il me trouve à son goût.
L'inverse n'est pas vrai, et curieusement lorsqu'il me sert, j'ai toujours besoin de me recoiffer/gratter le nez avec la main gauche, porteuse de ma chère alliance.

Mais rien n'y fait, trop de subtilité ne l'arrête pas... Surtout en période estivale, lorsque nous sommes peu nombreux à venir, et que donc il peut passer plus d'une minute réglementaire à me parler...

Depuis le début de l'été, il s'est donc enhardi à me sourire plus que de raison, et me dire à chaque entrevue qu'il ne m'avait pas vue depuis une éternité et que je lui manquais (une semaine à chaque fois, donc, pour rappel)...

Ces derniers temps il me tutoie, et m'a engueulée quand je ne le faisais pas en retour... "Moi c'est Marcel", qu'il m'a dit, "et je supporte pas qu'on me vouvoie"...
Bon, soit...

Aujourd'hui, il m'a aperçue et m'a interpellée "Ha, te voilà mon Trésor !!"... Il a servi le monsieur dans la queue avant moi, en lui disant "vous savez, ça fait 10 ans que je recherche une femme... j'ai pas encore trouvé... !". Puis, avec mes haricots verts, il m'a souhaité "bonne journée, bébé"... J'ai rétorqué un peu sèchement que toute de même, j'avais passé l'âge du bébé...

Heureusement que je pars en vacances pour quelques temps...
Je pense qu'au retour, je n'irai plus qu'à l'autre stand, tant pis pour mon estomac, au moins mes oreilles seront plus tranquilles !
Ou alors il va falloir sévir...

Win : 2/5 (sauvez-moiii ! Bon en même temps, j'ai l'honneur de ses faveurs, hum...)
Glamour : 2/5 (parce que c'est Marcel, quoi !!!)

Allllll byyyyy myyyyyyyseeeeelf

Seule, je suis seule, je me sens bien seule.....
Voilà, c'est officiel, mes comparses m'ont abandonnée...
Oh, pas longtemps pour l'Epicière, mais en ce qui concerne la Pollueuse, c'est une autre histoire... Et je ne vous parle MEME PAS de la Fonctionnaire, et ses 300 RTT à écouler (comment ça 300 RTT + 25 jours de congés il ne reste pas grand chose ? Ouuuuh je m'en moque, je peux dire ce que je veux, elle n'est pas prête de revenir, jvous dis!!).

Toute façon, ce blog, c'est comme dans la vraie vie de boulot (attention, vous sentez venir la méga réflexion phulosophico-existentielle ??!)... Quand tout le monde part tranquillou en vacances, il ne reste plus que les consultants, ces êtres... Différents...

Différents car pour eux le temps n'a pas de prise, ou plutôt n'a pas la même prise que pour le client. Car ce que le client ferait (ou ne ferait pas, mais bon, c'est un autre débat...) en deux mois, là il l'exige pour son retour de vacances, dans 3 semaines.
Bah oui, comme ça lui il pourra présenter cela tout guilleret à son super boss, encore bronzé, et lui expliquant que sur la plage de St Trop sisisi on bosse, il n'a fait que penser au dossier K. La preuve, il est bouclé!
C'est pour ça que parfois on dit qu'il faut EDUQUER son client... Tout un programme!!

En attendant je me balade seule, errant dans les couloirs vides (mais climatisés) de mon client... Finalement, quand il n'est pas là, on peut enfin prendre le temps de bosser, sans être happé par les réunions multiples....





Bon, ils ne devraient pas tarder là, il est 11h22, ça devait démarrer à 10h....








Allez, il ne me reste plus qu'à souhaiter bon courage à ceux qui, comme moi, travaillent encore... !
Mais si vous êtes seul au bureau, c'est peut-être aussi l'occasion de profiter de ces moments ? Après tout, il faut bien s'occuper un peu.... Voici quelques idées pour égayer le retour de vos collègues!


Faire face aux clichés d'antan....

Parfois être une working GIRL n'est pas de tout repos.
Je mets GIRL en capitales car bien sûr je vais vous parler d'exemple et de différence homme/femme (hooo, serait-ce un post féministe ?!)...
L'autre jour nous discutions avec une collègue (appelons la Mme Riso) de nos anciennes connaissances de boulot. Elle me racontait qu'un jour elle devait rencontrer un responsable qu'elle n'avait encore jamais vu, et qu'elle allait devoir briefer et manager sur une mission. A leur première rencontre, ce monsieur lui a tendu la main et lui a dit "vous êtes l'assistante de M. Riso je suppose ?".

Et oui, ce monsieur ne POUVAIT PAS imaginer que c'était une femme qui allait le manager et devoir lui mettre les points sur les i...
Je vous laisse imaginer leur collaboration pendant ces quelques mois... Ce fut explosif!!

Pendant cette conversation, elle me dit le nom de cet homme. Et là, magique, je le connaissais aussi et j'avais eu à faire à lui sur une mission! Et quelle mission!
Mais c'est une autre histoire, et je vous en parlerai la prochaine fois...


Win : 4/5 (pour la revanche sur le type!)
Glamour : 2/5

Entretien et questions

Il y a peu, j'ai passé un entretien d'embauche.
Forcément, je connais à force toutes les ficelles (du moins en théorie) d'un tel entretien : quelle posture adopter, quel ton, quels sujets aborder, de quelle façon...
Mais cette fois-ci, ce fut différent.

Cette fois-ci, mon sang de working girl n'a fait qu'un tour, et la femme féministe en moi a eu envie de sortir les crocs, griffes, et tout autre partie de mon corps pouvant créer quelques séquelles physiques douloureuses.
Parce que mon interlocutrice m'a posé la question interdite. Illégale. The question....
(ho mais si, vous avez à peu près toutes deviné je pense...).
La question que les recruteurs veulent poser à toute femme dans la trentaine, mais qu'ils n'ont pas le droit de poser, NORMALEMENT...

Elle m'a regardé dans les yeux, et après avoir parlé un peu de mes projets niveau boulot à court/moyen/long terme, elle m'a sorti :"et, puisqu'on parle de projet, sur le plan personnel, vous prévoyez de faire un bébé dans les prochains temps...?".
Petit blanc (la moutarde me monte au nez), petite hésitation : que répondre ? "hého connasse je te signale que c'est illégal ta question, donc tu remballes sinon je fais un signalement" ? "baah on essaie à fond tous les soirs... Vous voulez savoir quand est ma prochaine ovulation" ? "écoutez je suis stérile donc puisque vous en parlez", et tenter de fondre en larmes pour bien la mettre mal à l'aise ?
Bref, finalement je choisis la voie sûre et zen, une réponse négative lui expliquant qu'à l'heure actuelle ce n'est pas dans nos projets.

Ce sur quoi elle enchaîne, avec un petit sourire : "Bon, je sais que normalement je n'ai pas vraiment le droit de vous poser cette question, et que vous êtes libre de ne pas répondre (bien sûr je viens de le faire andouille!), et que chacun vit sa vie à sa façon, mais vous comprenez bien que c'est important pour nous de le savoir, ça impacte forcément les projets...


Bref, qu'on me pose la question interdite, ça me met hors de moi.
Et que ce soit en plus une femme qui me la pose, ça me met doublement en rage.

On vous l'a déjà faite à vous ? Vous avez réagi comment ?

Win : 2/5
Glamour : 1/5

Le train train pas quotidien

Qui dit voyage en train pour le boulot dit souvent première classe : ne serait-ce que pour les prises électriques, qui permettent (du moins en théorie) de rentabiliser le temps de trajet pour rester au maximum productive.
Bien évidemment, la faune de ces trains en semaine n'est point du tout la même que celle des weekends ou des vacances : le costume/cravate ainsi que les jupes ou tailleurs stricts sont de sortie, sans oublier le gobelet de café à la main (l'autre main, elle, reste collée à l'oreille avec le iPhone ou Blackberry, selon les camps).

Je m'installe donc tranquillement, et, peu à peu, le train se remplit.
Moments de complicité lorsque tout le monde sort son PC portable : "bonjour", "ho pardon excusez moi, mon écran a touché le vôtre huhu", "mais où est cette prise ?".... C'est convivial, cordial, on se comprend, on est entre semblables.


Et on s'énerve aussi ensemble lorsqu'une annonce nous informe que nous aurons presque une heure de retard pour cause d'incident voyageur... Et, lorsque le costume cravate en face de moi me regarde d'un air piteux et suppliant, en me montrant son blackberry "désolé mais pourriez-vous me prêter votre portable... Je n'ai plus de batteries, c'est toujours dans ces moments là qu'ils nous lâchent...", je ne peux que me mettre à sa place, et lui tendre avec bonté mon téléphone, qu'il attrape les yeux plein de reconnaissance...

Un havre de paix vous dis-je, le paradis des working women et men en déplacement...!



Par contre, sur le trajet du retour, tout déraille (sauf le train, heureusement)...
Une fois arrivée, je m'installe à une place solo pour être au calme sans personne à côté. Même si ce n'est pas ma place officielle, vu que le train est vide à moins de 5 minutes du départ, je ne m'en fais pas... Et en effet, le train commence à rouler, et le wagon est toujours quasi vide : je sors donc tranquillement mon PC, et me mets à pianoter dessus.

Du moins pendant 3 minutes, jusqu'à ce qu'une femme (à l'air pas très working girl) m'accoste :"dites, c'est votre place ???". Je lui réponds que non, normalement je suis juste là, à côté. Et j'en profite pour faire ostensiblement un tour visuel du train, ce qui me permet de vérifier que nombre de places solo sont dispos.
"Bon, et pourrais-je avoir MA place alors s'il vous plaît ??!!", je soupire et m'exécute, rassemblant tant bien que mal ma veste, le câble de la batterie, le PC, le téléphone portable, et mes sacs...
Elle me regarde faire, l'air satisfait.
Bien sûr, pas de merci, ni rien. Adieu l'ambiance conviviale et cordiale...

Tout comme lorsqu'une femme à l'air aristocratique se met à pester à voix haute car un voyageur (qui a l'air d'un cadre s'étant levé à 4h du mat' pour chopper le premier train) ose ronfler dans son sommeil....
Bon par contre elle ça ne la dérange pas de passer ses coups de fil depuis le wagon, et d'une voix assez forte...

Moralité : les requins et autres cadres dynamiques sont capables parfois, eux, d'un peu de douceur dans ce monde de brute! Par contre, les habitués de la première, je n'en dirais pas tant...


Win : 3/5
Glamour : 3/5

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