Temps partiel, temps partiel ...

... est-ce que j'ai une tête de temps partiel ? (bordel)



Mère et working girl, la question vous est forcément posée à un moment ou un autre : "et toi, t'es à temps partiel ?", "et tu vas passer à temps partiel ?".

Il est intéressant de constater que cette question n'est jamais posée au Fonctionnaire, mon mari. Or nous avons fait les mêmes études (lieu de notre rencontre ♥), nous avons le même grade et la même paye.

Non, je n'ai rien contre le temps partiel (ou si peu).
Mais diantre, pourquoi serait-il mon apanage, mon destin de femme ? Si le temps partiel devient envisageable dans notre projet de famille (et je tiens à cette idée de projet familial) un jour, il est évident que la question du qui ? sera posée. Nous en avons parlé avec Le Fonctionnaire, et il n'exclut pas la possibilité de passer à 80% un jour, pourquoi pas. Il est d'ailleurs pour l'instant plus ouvert que moi sur le sujet !

Non, je n'ai rien contre le temps partiel.
Dans mon service actuel, trois femmes à 80% dont une à un poste à responsabilité. Toutes avec un mantra "heureusement que j'ai un temps partiel, sinon je ne sais pas comment j'y arriverais". Cette phrase me fait dresser les cheveux sur la tête. Nul mention du couple parental, c'est leur choix (?) pour leur gestion du quotidien. C'est obligé, sans ça, elles n'y arriveraient pas, ce n'est pas le choix de voir plus leurs enfants, ou d'alléger leur vie pro, mais bien de gérer le quotidien. Deux exemples de phrases réellement entendues :

"Heureusement que j'ai mes mercredis, sans ça, je ne sais pas comment je gérerais la bouffe et les lessives seulement sur le WE." On est ici dans le cas d'un couple à grade et salaire égal :et pourquoi ce n'est pas Monsieur qui prend ses mercredis, mmmh ?

"Non mais le temps partiel, avec ma fille en CE2, c'est obligé maintenant, avec tout ses devoirs !" Je n'ai toujours pas compris en quoi les devoirs (qui sont à faire tous les soirs non ?) obligeaient à une présence les mercredis.

Il est intéressant de constater qu'un homme du service est en "semaine de 4 jours". cela signifie qu'il effectue ses 39h sur 4 jours au lieu de 5. C'est un temps plein, dispersé sur 4 jours. Nulle perte de salaire.

Alors les hommes à la semaine de 4 jours et les femmes à 80% ?


Non, je n'ai rien contre le temps partiel. Mais pour moi, aujourd'hui, temps partiel = mort programmée de ma carrière professionnelle. Cela signifie le début de la pente vers le congé parental, la femme au foyer. Un peu comme si je laissais mon écharpe se prendre dans un engrenage qui m'entrainerait forcément vers l'étouffement.

Je sais que l'image est probablement trop violente pour être juste, mais j'ai grandi entourée de femmes au foyer. J'ai entamé ma vie professionnelle en me demandant comment une femme pouvait travailler en ayant des enfants, puisque je n'avais eu aucun modèle. Je me rappelle très bien que cette question était présente dès la sortie des études.

Mes modèles, ce sont ma première chef Big Mamma et mes premières collègues, qui m'ont prouvé par l'exemple que oui, c'était possible d'être femme, compétente, mère, avec une belle évolution de carrière.

Me voilà donc un peu rassurée, mais je reste encore sur mes gardes, comme si je craignais un revirement subi. C'est idiot : pourquoi, et surtout qui m'imposerait un temps partiel ou un arrêt d'activité professionnelle si je n'en ai pas envie ?

Ce qui pourrait me faire évoluer, c'est (encore une fois) l'exemple de ces femmes (mes pourvoyeuses de citations) qui envisagent le temps partiel comme temporaire, une phase de leur vie (l'une d'elle en est à sa 3e période de temps partiel selon l'âge de ses enfants).


Non, je n'ai rien contre le temps partiel. M'enfin, aujourd'hui, quand on me pose la question du temps partiel, je n'ai qu'une envie : passer des concours pour gravir les échelons plus vite, et pouvoir répondre "Moi ? t'es foooolle ! on peut pas perdre un bout de mes revenus, il serait plus intéressant que ce soit Le Fonctionnaire qui y passe aujourd'hui !"



Et vous, le temps partiel ? Souhaité, choisi, subi ?

16 commentaires:

Madame Sophie a dit…
6 décembre 2010 à 09:33

Pour moi, temps partiel choisi et souhaité, pour pouvoir passer du temps avec mes enfants et ne pas être obligée de les lever à l'aube le mercredi pour les déposer au centre de loisirs... Je le fais aussi parce que je n'ai quasiment pas de perte de salaire... Si je gagnais plus et/ou si j'avais plus de responsabilités, je me paierais le luxe d'une nounou à domicile le mercredi...

Madame Sophie a dit…
6 décembre 2010 à 09:34

J'ai oublié de préciser que Jules est souvent à la maison le mercredi aussi, c'est souvent une journée famille, donc pas de conflit d'intérêt entre nous 2...

Karen a dit…
6 décembre 2010 à 09:44

Pour ma part, je suis à temps partiel (mercredi off). J'ai 3 enfants (mon petit dernier a 8 mois) - je l'avais déjà pris quand j'ai eu mon 2ème. Certes, ça sert à alléger le quotidien, mais surtout à profiter bien plus de mes enfants.
Je précise que j'ai un mari très présent, nous avons des horaires plutôt cool l'un comme l'autre.

Carole a dit…
6 décembre 2010 à 10:52

je suis à temps plein sans enfant mais dans ma tête, il me semble évident que je pourrais envisager le temps partiel quand j'aurai des enfants. Pourquoi? parce que j'ai souffert, enfant, de l'absence de ma mère qui bossait à temps plein et que je ne voyais pas assez. On réagit souvent à contre-courant de ce que l'on a vécu si on l'a mal vécu ^^

LMO a dit…
6 décembre 2010 à 11:05

Alors, 2 choses avec lesquelles je ne suis pas d'accord:
-Quand tu dis "A salaire égal, responsabilité égales, et c'est la femme qui se coltine les tâches, c'est pas normal!"
Ha, parce que si la nana est secrétaire et son mari PDG, c'est normal que ce soit elle la boniche???
Humpf...

- Depuis quand a t'on besoin du mercredi pour faire les devoirs du soir?": On voit que progé n'est encore qu'à la crêche, hein...
Parce que les devoirs faits le soir, vu la masse, ici, c'est une douce utopie malheureusement... (oui, je suis de plus en plus réfractaire aux devoirs, les gamins ont un temps à l'école, seules les leçons devraient être à réviser le soir. Merde, c'est des gamins!)

Fin sinon, je ne peux pas trop parler moi, vu que je suis femme au foyer et que je n'ai jamais eu de plan de carrière établi, mais cette situation me convient pour le moment.
M'occuper de mon bébé, la voir grandir, pour moi, ça n'a pas de prix. Avoir du temps pour mes filles, ne pas courir en permanence...
Et pourtant, les tâches ménagères sont (un peu) partagées.
Bref, je ne subis pas mon statut.
Mais je subis les jugements des "féministes": parce qu'on ne peut pas être ET femme au foyer ET regardante sur ses droits de femme hein, ha ça NON! T'es femme au foyer, t'es rien qu'une rétrograde soumise à l'homme!
Ce n'est pas mon point de vue, mais il est aujourd'hui difficile à défendre!

Et si, être féministe, c'était tout simplement revendiquer ses droits et pouvoir faire ses CHOIX?

La Fonctionnaire a dit…
7 décembre 2010 à 00:27

Madame Sophie : ah oui, le temps partiel, tous les deux avec les mômes pour la journée en famille, je signe direct !

Karen : ce qui me perturbe c'est que dans mon entourage pro, je n'ai jamais entendu que cela permettait de plus profiter des enfants, juste de mieux gérer le quotidien. Je trouve ça déprimant.

Carole : c'est certain. ma réaction épidermique, je suis bien consciente que c'est en réaction contre ma mère !

LMO : je n'ai pas exactement écrit cela. Maintenant, je suis prête à consentir au principe de réalité. Je conçois qu'on préfère sacrifier un bout du "petit" salaire plutôt que, a pourcentage égal, le gros. C'est juste que, bingo ! les 3/4 du temps, Madame qui a la plus petite paye (merci les inégalités salariales).
Alors, lorsqu'on est fifty-fifty, la moindre des choses serait de ne pas faire passer Madame à temps partiel sans une once de réflexion. Ça me fascine vraiment, dans le contexte actuel de notre couple, que la question me soit posée, à moi, exclusivement.

Quant aux devoirs, je ne me rappelle pas de mercredis passés à faire mes devoirs, bien plus des cavalcades à courir entre solfège, gym, etc. avec Maman qui servait de chauffeur à la tribu.
M'enfin, se priver d'une partie de son salaire, freiner sa carrière avec pour seul argument "faut que la gamine fasse ses devoirs", c'est un peu court non ? Parlez moi de projet de famille, les filles ! De profiter de l'instant qui passe avec ses enfants ! Faites moi envie ! (et non la lessive, les devoirs et la bouffe ne me donnent pas envie de rester un jour de plus chez moi)

Ah, et enfin, ton statut de femme au foyer ne t'empêche nullement d'avoir un avis, ni d'être féministe à mon sens. (c'est comme lorsque je lis que les femmes qui décident de choisir le nom de leur mari en nom d'usage sont des viles rétrogrades qui nuisent à la cause, ça me fait doucement rigoler)

LMO a dit…
7 décembre 2010 à 08:34

Merci pour tes précisions :-)
(Euh, je n'ai jamais dit que le fait de choisir le nom de son mari était rétrograde hein! Ce que je trouve inadmissible, c'est qu'on IMPOSE à la femme le nom de son mari sans même se poser de question.
Là encore, tout est question de choix à mon sens.)

Pour les devoirs, j'ai aussi le souvenir des mercredis passés à cavaler entre les activités scolaires.
Mais soit je m'organise très mal. Soit Mouflette a un poil dans la main, ici, les devoirs sont rarement finis à temps (cela dit, je fais partie de ces mères indignes qui, si ce n'est pas fini, disent que c'est tant pis...)
Mais je peux "comprendre" que des enfants aient besoin de les terminer le week end ou le mercredi.

Mais je t'accorde que l'argument seul de "Y'a les devoirs" est bien faible pour mettre une carrière en stand by.

Pour les inégalités salariales, je te rejoins aussi. Ce qui m'a surpris dans ton billet c'est plutôt d'avoir compris, globalement qu'à salaire inégal, il est normal que ce soit celui qui est moins payé qui se coltine les tâches ingrates...
Et bon, ça m'a étonné venant de toi! En plus que je ne partage pas du tout ce point de vue.

Et je comprends aussi tout à fait que la question qui t'est posée exclusivement à TOI est carrément excecrable.
Un peu comme le fait d'imaginer que parce que tu es mariée, tu as obligatoirement pris le nom de ton mari.

Et enfin (désolée, c'est carrément décousu), en ce qui me concerne, si je reste à la maison, c'est effectivement pour profiter de mes petites qui grandissent.
La lessive, le ménage, tout ça, malgré mon statut, on partage. Parce que s'occuper d'un bébé de 6 mois représente un boulot à part entière et que je ne veux pas être la boniche à la maison.

En plus, le fait de rester à la maison me permet de "gérer" mon activité sur le web, et j'ai presque l'impression d'être en free-lance (je me gratifie comme je peux).
Je ne suis pas totalement "inactive" non plus, et je ramène ma part d'argent à la maison, en plus de faire économiser des frais de garde.
Ce qui n'est pas l'argument principal, évidemment.

Bref, me lever le matin, prendre le temps, voir ma petite fille me faire de grands sourires, pouvoir m'en occuper, m'amuser avec elle, la voir s'épanouir, être heureuse dans un climat sécurisant, pouvoir accompagner tranquillement ma grande fille à l'école, au musée le mercredi, à des ateliers lecture, prendre le temps de se balader, découvrir de nouvelles choses, écouter de la musique, aller à des expos, etc, etc...
C'est tout ça qui me motive à rester, pour le moment, à la maison.
Parce que ça me convient, parce que j'y trouve un réel bonheur.
Et parce que ce n'est pas une obligation aussi peut être, mais carrément un choix.
J'ai aussi l'impression que mes filles y trouvent leur compte. Je suis disponible, beaucoup plus calme et patiente.

Et je sors beaucoup aussi, je vois des copines au moins 3 fois par semaine, du coup, ma vie sociale n'en patît pas trop.
Et je ne vois pas que des mères de famille! ;)

Bon, je t'ai fait envie un peu ou pas du tout... :-p

Happy Me a dit…
7 décembre 2010 à 10:08

Moui, je suis comme toi : fonctionnaire, cadre, je gagne bien ma vie (+ que mon homme) et on m'a posé plusieurs fois la question du temps partiel depuis la naissance de Gremlin, 2 ans et 3 mois. Mais, ça ne me tente pas des masses. D'abord, j'aime bien mon boulot et je sais que le gérer à 80% serait compliqué et pénalisant. Et j'ai vraiment du mal avec l'idée de "sacrifier" mon projet professionnel sur l'autel du bien-être familial, encore moins sur celui de l'intendance domestique (moi aussi, j'ai eu une mère au foyer et j'ai vu comme c'était ingrat pour elle).
Ensuite, je pense comme toi que si 80% il devait y avoir, je trouverais ça plus logique que ce soit le papounet qui s'y colle vu qu'il gagne un peu moins (sauf que je ne crois pas que ça le chatouille véritablement non plus).
Alors, oui c'est la course non stop week-end inclus, mais pour le moment ça me va comme ça. Et mon fils a l'air de s'éclater à la crèche, il n'a pas l'air malheureux du tout.
Quand à l'épanouissement des enfants, je crois profondément que le plus important pour eux, c'est que leurs parents soient bien dans leur vie. Bien sûr, il faut un équilibre, de l'attention, mais je ne crois pas que ce soit la quantité de temps passé avec les enfants qui compte ; si les parents assument leurs choix, les enfants s'adaptent.
Enfin, je me dis : là mon fils est petit, c’est sûr qu’il réclame beaucoup d’attention et d’assistance pour tous les gestes quotidiens, mais en grandissant il deviendra de plus en plus autonome et demandera un peu moins de mon temps. En revanche, l'exemple que son père et moi lui donnerons deviendra de plus en plus important (enfin, moi j'y crois beaucoup, à la valeur de l'exemple comme levier éducatif). Et pour ma part, je préfère donner à mes enfants l'exemple d'un couple égalitaire où la femme est un homme comme les autres, elle bosse, elle a des responsabilités, et surtout elle a son indépendance financière.
Je sais, ça peut faire vieille féministe comme positionnement, mais quoi qu’on puisse me dire, je ne démords pas de cette position très terrienne : l’argent c’est le nerf de la guerre, et sans indépendance financière, il n’y a pas d’indépendance tout court.
La preuve : aujourd’hui, le gros bataillon des « pauvres » en France, ce sont les familles monoparentales, les femmes seules élevant leurs enfants dans la misère. C’est ça la réalité sociale.
Et même si mon couple est aujourd’hui solide, je ne prends pas pour acquis qu’il le sera encore dans quelques temps. Je suis lucide, c’est ça aussi la réalité. D’autant que j’ai déjà personnellement vécu un divorce il y a quelques années. Et j’ai vu aussi des femmes résignées à rester avec leur mec malgré une relation de couple pourrie, parce que concrètement elles n’avaient pas les moyens financiers de partir.
Attention, hein ! Je respecte aussi le choix que d'autres font, arrêter de travailler pour se consacrer à leur famille. Ce n'est simplement pas le mien.

un papa a dit…
7 décembre 2010 à 11:26

Bonjour à toutes. (compte tenu des commentaires, je pars du principe qu'il y a ici principalement des femmes!!)

Je comprends les différents avis présentés ici, notamment sur l'égalité, la parité.
Néanmoins, il faut reconnaître que le lien que tisse la mère avec son enfant, pendant la grossesse, pendant la maternité, lui donne une toute autre importance que celle du père pour l'enfant. En tous cas les premières années. Ce n'est pas pour rien que 90% (ou plus?) des gardes sont accordées aux mères en cas de séparation. Je sais que vous me rétorquerez que vous échangeriez volontiers avec le papa la douleur de l'accouchement, la fatigue des nuits d'allaitement. Mais il y a quand même quelque chose de merveilleux, de complètement dingue, à porter un enfant, à le sentir grandir en soi, à lui donner la vie. et ça, aucun papa ne le connaîtra jamais.

Au final, je comprends réellement cette frustration que vous pouvez ressentir sur l'inégalité de traitement, de position vis à vis du temps partiel, de l'évolution, du salaire. Mais il y a d'autres choses, beaucoup moins matérielles, beaucoup moins valorisables que les hommes n'auront jamais.

Je pense que l'on ne peut pas grand chose contre ce côté "naturel" des choses. En revanche, le papa peut accompagner sur les tâches du quotidien, c'est évident.

La Fonctionnaire a dit…
7 décembre 2010 à 12:57

Ouh les filles, il y a un homme sur le blog !
Bienvenue ! Je suis ravie de te rencontrer ici, hum, (ne lui faisons pas peur directement) mais je ne peux pas m'empêcher de me hérisser quand je lis des choses sur le lien indéfectible entre la mère et l'enfant.

Je conçois que cela soit quelque chose qui est ressenti par les hommes. Mais une généralité pareille, ça peut te créer des flots de culpabilité dans le dedans de milliers de gonzesses.

Je m'explique avec mon cas perso à moi puisque je le connais bien. Mini Fonctionnaire a deux ans. J'ai longtemps considéré que Le Fonctionnaire était un bien meilleur père que je n'étais bonne mère (et j'ai encore parfois des doutes).
J'ai mis des mois à me sentir vraiment maman, alors que j'ai eu l'impression qu'il endossait ses nouveaux habits de père directement. J'ai croisé un article de blog sur la difficulté de recréer les rôles parentaux avec un père "new génération", ça m'avait beaucoup parlé.

Je n'ai eu qu'une hâte après l'accouchement (bon OK, un mois après l'accouchement, car c'est crevant), c'est de revenir au travail, quand Mini Fonctionnaire a eu 2 mois et demi, délai légal. J'ai eu l'immense chance d'avoir un mode de garde directement. Un peu soulagée que la crèche prenne le relais (mieux que moi je pensais, différemment c'est certain), ça m'a sortie du role de mère à temps plein dont je n'arrivais pas à prendre la mesure.

Je ne sais pas si c'est 90% des gardes qui sont vraiment accordées aux mères, mais j'y vois une forme de sexisme terrible. Voilà un exemple de cas où le féminisme est bénéfique à tous. Je crois savoir que la garde partagée commençait à faire son petit bonhomme de chemin dans les mentalités, c'est surement le signe que les mentalités évoluent (attention je n'ai pas dit que j'étais à fond pour les gardes paratgées, je sais qu'il y a des arguments contre)

Et puis la contrepartie : certes, vous avez des boulots moins valorisés, moins payés, mais franchement vous avez plein de trucs que nous n'aurons jamais nous les hommes. Bon, je ne te propose pas mon utérus, la vérité je l'aime bien. Mais il existe des femmes qui ont détesté leur grossesse. Ce n'est pas mon cas (j'oscillais en plénitude, indiference, curiosité et dégout), mais là encore, ce genre de discours est réducteur et culpabilisant pour celle qui ne rentre pas dans les cases.

Vraiment cet argument du coté naturel, selon moi, il ne tient pas face à la multitude des personnalités humaines. Et il tente de nous faire rentrer dans des cases qui ne convienne pas à grand monde finalement.

Le boulot du féminisme, en fait, c'est de faire en sorte que les femmes gagnent sur les sujets d'égalité de traitements, d'évolution de salaire et, conjointement, parce que c'est lié, que les hommes gagnent en reconnaissance de leur rôle fondamental de père.

Lapunaise a dit…
7 décembre 2010 à 15:22

Juste pour répondre, mon temps partiel est à la fois imposé (c'est le premier boulot pour lequel on m'a dit "on vous prend" et j'avais besoin de bosser) et choisi (je n'ai pas vraiment eu envie de chercher ailleurs depuis).

Par contre je n'ai pas les mercredis mais les vendredi après-midi, et j'ai le temps de mettre les enfants à l'école et de les récupérer pour leur épargner 1 h de transport scolaire.

Pour le reste, c'est mon mari qui se charge des mercredis, des vacances, des rendez-vous chez le doc, des courses, des ateliers, des trucs et des machins. Pas moi ! Surtout pas moi j'ai horreur de ça.

Le lien indéfectible de la mère à l'enfant pendant la grossesse, ça ça me fait carrément marrer. Parce que le lien indéfectible concernant la dernière de mes enfants, c'est son père qui l'a, pas moi. Enfin si mais parce que je suis sa mère (comme pour les deux autres) pas parce que je l'ai porté 9 mois (comme pour les deux autres). J'ai juste, comme pour les deux autres été malade comme un chien pendant 9 mois, on va dire que c'était quand même pas vraiment propice à être valorisé de dégueuler matin-midi et soir hein !

Comme pour chez la fonctionnaire, la mère chez nous, c'est le père ! L'autorité, c'est moi. Ben oui, je suis une mère indigne qui a préféré retourner bosser que d'être là à couver du regard ses 3 loupiots. Non pas que de profiter de mes enfants ne me convienne pas, mais comme le dit LMO, c'est mon choix à moi d'être au boulot plutôt qu'au foyer. C'est mon choix à moi de ne pas vouloir me farcir les ateliers du mercredi, c'est mon choix à moi que de regarder les matchs de volley de l'ainé seulement les jours de gala.

Et c'est le choix de mon mari que d'avoir voulu passer à temps partiel pour élever sa fille les 5 premiers mois, pour la mettre chez la nounou tous les jours jusqu'à ces 3 ans, et encore aujourd'hui de l'emmener à la danse et de faire avec elle les goûters d'anniversaire.

C'est aussi notre choix à tout deux de me privilégier une autre carrière, à moi, pas à lui...

la Chamelle a dit…
7 décembre 2010 à 21:55

j'ai choisi le temps partiel pour mon retour après le congé mat'... à 50% pendant 6 mois ; une vraie galère avec une belle mise au placard : (

La Fonctionnaire a dit…
7 décembre 2010 à 22:20

définitivement ou c'est passé après ton retour à temps plein ?
c'est fou

La Pollueuse a dit…
7 décembre 2010 à 22:24

Histoire de prendre le contre pied, pour ma part, je comprends la position du papa concernant la relation mere-enfant.
Quant a se poser la question du Qui gagne Quoi, on sait malheureusement que statistiquement, la femme gagne moins que son homme.

Sans presumer de l universalite de ces postulats, on ne peut reprocher a l individu lambda de les supposer.

Cela dit, se baser sur des generalites pour justifier une inegalite face a la carriere, j ai envie de dire, c'est un peu court jeune homme - meme si je ne pense pas que ca ait ete le propos de notre papa ;)

bluael a dit…
12 décembre 2010 à 20:23

Ici c'est partage / partage !!! Surtout pour moi !!!
Mon mari est à 80 % le mercredi (avec les 3...)et moi le vendredi (avec la petite)...
Et les taches ménagères, euh... c'est plutôt lui...

Je gagne plus, mais en fait, dès deux gosses quand on est fonctionnaires, on peut cumuler deux allocations de libre choix quand les deux parents sont à temps partiel et globalement cela compense (et en plus, ce n'est pas imposé :-))

Et je suis super contente d'aller bosser, même si je crois que je vais trouver dur de reprendre à 100 % aux 3 ans du greffon.
Ceci dit, cela n'a aucun impact sur ma carrière vu que la seule différence c'est le nombre de jeunes dont j'ai la charge...

Anonyme a dit…
13 décembre 2010 à 10:42

coucou à toutes ... et tous, moi mon temps partiel (80 %), je l'ai pris à la naissance du 2ème pour prendre un peu de temps pour m'occuper de lui ! Depuis les 3 ans du dernier, j'ai conservé mon 80 % pour m'occuper... de moi !!!! le mercredi ne faisant pas parti des jours de repos (ni les week-ends d'ailleurs !) et bien je profites des jours ouvrés pour faire chauffer la carte bleue (ça fait du bien de temps en temps !!!) et mon compagnon et les enfants ne semble pas affectés par une maman et femme "travailleuse partiellement" ! j'avoue que parfois trop longtemps à la maison et bien j'ai hâte d'aller bosser... voir d'autres têtes "panseuses" et "piqueuses" !!!!!

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