Horreur, des horaires !!

L'autre soir, avec des copains, on a eu un long débat sur les horaires au travail. Ces copains qui ont lu le blog et ont bondi en découvrant l'article de La Pollueuse sur le minutage des pauses-pipi.

Pour certains, les seules catégories de salariés pour qui c'est normal d'être soumis à des horaires de travail stricts sont les non-cadres. En gros, si t'es pas cadre, t'as pas un boulot intéressant, et t'es mal payé, donc c'est normal que tu "pointes". (j'ai de chouettes amis, hein ?!)
J'ai été moyen d'accord avec leur conclusion... (tu m'étonnes, mais j'aime le débat)

C'est sûr que je suis mal habituée, dans ma boîte, on n'a pas d'horaires. D'ailleurs, je suis toujours bien embêtée quand un ou une nouvelle arrive et me demande quels seront ses horaires de travail.
Bonne question ?
Chez nous, les bons horaires de travail sont ceux qui nous arrangent le plus.
Pour preuve, les heures d'arrivée au bureau s'échelonnent, chez nous, entre 7h et 9h30. Chacun fait comme il le souhaite, en fonction de ses habitudes, de ses envies, de sa capacité à se lever le matin alors qu'il fait encore nuit (quelle horreur !)...

Perso, ça m'arrange plutôt beaucoup, puisque je suis moi même soumise aux horaires de la crèche. Et soumis aussi aux virus ambiants et autres joyeusetés. Arriver à 10h du matin pour cause de rendez-vous chez le médecin ne me pose pas de problème de conscience, car personne ne me le reprochera, et ça n'a pas de prix (le pédiatre, si, par contre...).

Je pense que ce système d'auto-gestion est facilement applicable quand on est peu nombreux. Et quand on est tous un minimum consciencieux, évidemment.
J'imagine difficilement la même chose s'appliquer dans les immenses world companies.
Mais je me trompe peut être ?

En revanche, certains managers ont du mal avec le fait d'avoir des équipes aux "horaires de fonctionnaires" (= une grosse caricature que tout le monde comprend, bien sûr... mais qui reste une caricature, n'est-ce pas ?!) (je ne voudrais pas me brouiller avec ma copine La Fonctionnaire-que-j'aime !), éteignant leur ordinateur à 16h55 pour être dans les starting-blocks à 17h tapantes.
Mais comment reprocher à des gens qui considèrent leur boulot comme contraignant/alimentaire/inintéressant (et plus si affinités) de jouer avec la pointeuse et de demander à rattraper toute heure supplémentaire ?

Personnellement, je ne sais pas combien d'heures de travail j'effectue dans une semaine. Pas 35h, c'est certain. De toute façon, on n'est pas aux 35h !
Du coup, je suis mal habituée, mais je trouve ça assez bizarre ce concept de "rattraper des heures". Je suis déjà venue au travail un samedi, je n'ai jamais demandé à rattraper 1/2 journée.
Parce que je sais que si un jour, j'ai besoin d'écourter mon après-midi, je n'aurai pas non plus besoin de demander.

Ce système me convient tout à fait. Je ne pense pas que dans ma boîte, on soit tous plus consciencieux que la moyenne. Simplement, comme on nous fait confiance dans notre gestion des heures de travail (et que tout le monde fait correctement le travail pour lequel il est payé), il n'y a pas d'abus.
Comme dit au-dessus, à partir du moment où le travail est effectué, pourquoi chronométrer les pauses café, les pauses déjeuner, ou les heures de départ le soir ?

Je sais, je vis au pays des Bisounours, la pointeuse a encore de belles années devant elle, et si on m'écoutait, on vivrait tous en Anarchie.

Ni Dieu, Ni Maître !!!!!!

Win : 5/5
Glamour : 3/5

8 commentaires:

Madame Sophie a dit…
14 décembre 2010 à 09:13

Oui, sur le principe, je suis d'accord avec toi, moi je suis en liberté "surveillée" :-), j'ai des horaires à respecter, mais on ne va pas venir me chercher des noises pour un peu de retard ou si je dois partir plus tôt. Je ne pourrais pas supporter de pointer, en même temps je me dis que pour certains, il y a vite des dérives (et je connais un paquet de cadres qui sont "libres" et qui en profitent pour ne rien faire!). Pas facile, hein?

La Pollueuse a dit…
14 décembre 2010 à 15:35

Meme principe a la World Company - du moment que le boulot que l on te demande est fait a la fin de la journeee/ semaine ou du mois et que tu arrives a interagir un minimum avec ton equipe, ca roule.
Parce que c est vrai que gerer ou bosser dans une equipe ou certains font 7h-16h et d autre 10h-20h, c est pas le plus simple non plus...

La Fonctionnaire a dit…
14 décembre 2010 à 16:39

Tu vas rire, chez nous tout le monde pointe, même les sioupers cadres. Ca date du passage au 35h.
En gros on travaille sur 39h, avec génération de RTT (et de récup si on dépasse encore).
Horaires variable avec une plage fixe de 4h dans la journée où tu dois être présent.

En gros, si une semaine t'as des soucis persos, peu de boulot, que sais-je, tu peux faire moins que 39h, ton compte passe en "moins", mais comme c'est cumulé au mois (et à chaque fin de mois, tu as du débit ou du crédit pour le mois suivant), chacun gère comme il l'entend selon son efficacité, son envie, le rattrappage de grosses journées, etc.

Le plus "drole", c'est que depuis que les cadres pointent, ils ont pris conscience de la quantité d'horaires qu'ils faisaient, et ils génèrent une qantité incroyable de jours. Ce qui pose un vrai souci RH : ces jours, stockés dans des cmptes épargnes à durée limitée, quand les comptes épargnes préimeront, tout le monde se barrera en vacances ?
A suivre en 2012 ! (date de péremption des premiers comptes)

apreslapluielebeautemps a dit…
14 décembre 2010 à 18:29

Cela ne me surprend pas que tu comptabilises plus que 35h.
Je m'explique (avec un exemple qui n'a rien à voir, mais qui illustre mes propos ^^): Un restaurateur que j'ai rencontré avait élaboré un menu reposant sur le principe "Je paie ce que je mange". Ce principe est largement pratiqué dans les restaurants Indiens, à Londres, et il a décidé de l'exploiter en France. Ce restaurateur avait donc décidé d'imposer un menu du midi. Après quoi, le client donnait la somme d'argent qu'il souhaitait, selon la façon dont il avait apprécié les plats. La conclusion, c'est que, premièrement, l'ambiance, les jours où ce principe était pratiqué, était beacuoup plus convivale que pour les déjeuners "normaux": les clients discutaient entre tables voisines, ils échangaient leurs ressenti, interpellaient le Chef, etc. Sympa, donc!
Deuxièmement, au passage à l'addition, si certains déboursaient le strict minimum, la plupart des clients donnaient beaucoup plus que le prix qu'auraient lui même établi le restaurateur! Cela a donc eu un impact très large sur son chiffre d'affaires! (Malheureusement, ce restaurateur a du stopper ce principe, car en France, cela est considéré comme de la vente à perte, et il a failli écoper d'une amende phénoménale...)
Bien sur, le principe de liberté n'est pas applicable à tous (sinon, nous refuterions tous le capitalisme au profit d'horaires variables reposants sur la collectivité, mais à ce moment là, nous passerions tous au travail collectif et au mode communautaire...), certains essaieront toujours de profiter des faiblesses du système même si c'est déjà le cas, y compris avec une pointeuse!), mais il est certains que nombre des employés dépasseront leurs quotas horaires sans même s'en rendre compte! Car qui dit flexibilité dit liberté, dit implication, et peut être même plus de profits, à terme, pour l'entreprise, grace à des salariés épanouis!

Vous êtes d'accord ou je me crois, moi aussi, au pays des Bisounours?

L'Epicière a dit…
14 décembre 2010 à 20:39

@apreslapluielebeautemps : j'aime bien ton analyse Bisounours. Effectivement, dans tout système, il y a des abus. Mais encore faut-il voir dans quelle direction penche la balance, y a-t-il plus d'abusés ou d'abuseurs ?
Les abusés sont-il pour autant des abusés, ou simplement des personnes heureuses de travailler, puisqu'elles ne comptent pas leurs heures de présence ?

Dans tous les cas, à hauteur de ma société, ça fonctionne. Certains comptent leurs heures, partent 1h plus tard s'ils arrivent 1h plus tard. Tout le monde le sait et s'adapte. D'autres ne comptent pas et considèrent plutôt que le travail fait, et bien fait, est plus important que le nombre d'heures passées pour le faire.
Parce que finalement, même avec une pointeuse, on peut tricher. Pointer et se tourner les pouces. Dans un système hyper-contrôlé, quelle serait la réponse à ces abus ?

L'Epicière a dit…
14 décembre 2010 à 20:43

@Madame Sophie : effectivement, il y aura toujours des abus, et toujours des gens qui profiteront de leur statut (ou de leur liberté, ou des deux) pour ne rien faire. Ou pas grand chose. Ou donner l'impression de...
Mais est-il "juste" de serrer la ceinture aux honnêtes, pour éviter aux quelques peu nombreux malhonnêtes de tricher ?

@La Pollueuse : effectivement, pas simple de travailler avec des gens qui n'ont pas les mêmes horaires. Mais finalement, quand on bosse à l'international, avec les décalages horaires, ça revient au même, non ?

@La Fonctionnaire : ce système est le meilleur moyen pour que les gens prennent leur retraite plus tôt ! ;-)

Anonyme a dit…
26 décembre 2010 à 10:04

Oui, moi je pense au contrat moral passé avec l'entreprise et son fonctionnement: la manière de faire ses heures est surtout déterminée par les besoins de l'entreprise et son économie. Donc une fois le contrat signé il faut avoir pâctisé avec ses exigences et aussi ses marges de souplesse; quand c'est possible! Perso je travaille dans le visuel/la com, donc on est pas à l'heure près. Après quand je pense à la restauration, le service est assuré aux horaires du client...quand il a faim, quoi!

Donc pour certain 'horaires' sont les moments de la journée, pour d'autres ils sont le temps de travail effectué pour bien faire ce qu'il y a à faire.
Aux responsables de voir tranquillement qui fait son taf, de faire passer une forme de self-responsabilité quand c'est plutot le style travail de bureau...
Mais à signature du contrat on est tous forcément d'accord!

Anonyme a dit…
22 juin 2015 à 17:07

TimeKeys.fr
La référence des systèmes de pointage non intrusifs et non "fliqueur"

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