L'Epicière sa... muse !

Avant d'être Epicière, j'ai fait plein d'autres petits boulots qui me permettaient de remplir mon frigo d'étudiante/chômeuse/jeune diplômée en quête du Graal (rayez les mentions inutiles).

Entre autres, j'ai travaillé en tant qu'hôtesse de caisse dans une grande enseigne musicale. Sympa, je dois dire. Musique toute la journée, concerts et spectacles gratuits, stars qui venaient faire leur shopping...
Si j'oubliais le fait que j'étais là parce que je ne voulais pas manger des pâtes tous les jours, c'était une parenthèse plutôt pas trop désagréable.

Je ne compte plus les anecdotes de clients-qui-te-prennent-pour-une-crotte-de-mammouth, les propositions indécentes (viens me retrouver sous le porche à la fermeture), les flagrants délits de vol, les vigiles repérant les minettes via leur caméra de surveillance, et faisant des zoom mal placés (si toi, minette, tu lis ce blog... évite d'aller dans ce genre de magasin avec une mini-ras-le-jardin !)...

Un jour, scotché à mon casier, un bout de papier plié en deux. Parfumé.
Non, ça ne peut pas être mon bulletin de paie, me dis-je (maline, l'Epicière !)
Ca pue un peu, quand même.
Je pense 1/2 seconde à un courrier empoisonné, tu sais, le genre de courrier chéri des hoax, recouvert d'une poudre qui entre par les pores de tes doigts boudinés et t'empoisonne avant que tu aies le temps de dire "Saperlipopette".

Fébrile, j'adore le danger... j'ouvre la lettre.
Et...


Un poème. Avec des roses et des coeurs dessinés. Un faux parchemin au crayon à papier.
Un super poème qui me fait éclater de rire à chaque mot.
C'est pas gentil.
Pas du tout du tout. Je suis rien qu'une vilaine, si j'avais su...

Le courrier s'est malheureusement perdu dans l'un de mes déménagements, mais c'était de cette trempe-là :

mon amour laisse moi exprimer
tout l'amour que je veux te donner
à jamais
tu dois me croire
oui dans mon cœur
comme un miroir

ferme les yeux et laisse toi bercer
dans mon ciel bleu
où tout est merveilleux
ferme tes yeux laisse toi emporter
dans un rêve bleu
plein de jours heureux

tu veux t'envoler
laisse moi t'emmener
par les alizés
que créent mes baisers
tu le voit ce lagon bleu
tu la voit cette mer irisée



J'ai su qui m'avait envoyé ce truc.
C'était même pas un délire. Non.
C'était une vraie déclaration, un vrai artiste qui avait été inspiré par ma beauté. Carrément, ouais !

Malheureusement, il n'a pas fait carrière.
J'aurais pu être une muse.

Win : 5/5
Glamour : 5/5

8 commentaires:

LMO a dit…
2 novembre 2010 à 11:01

T'es passée à côté de qq chose moi je dis...

orgebin a dit…
2 novembre 2010 à 11:14

c'est trop beau... J'en ai jamais eu des déclarations comme ça! Pff, je vais en parler à Chéri! lol

La Consultante a dit…
2 novembre 2010 à 11:47

Ce rêêêêêêveuuuh bleuuuu! Je n'y crois pas c'est merveillleuuuuuuuuux

meeemyselfandiii a dit…
2 novembre 2010 à 13:12

Moi j'étais l'égérie de mon prof d'anglais en prépa... Sympa aussi non ?^^

Bénou a dit…
2 novembre 2010 à 13:29

Conclusion ? Un jour Patrick Fiori a été amoureux de toi..

Papillote a dit…
2 novembre 2010 à 13:39

excellent ! j'ai aussi eu droit à un poème comme ça, avec mon profil dessiné (mal, pas très flatteur, j'avais un gros nez)mais je l'ai perdu dans mon déménagement aussi...

aléas petits pois a dit…
5 novembre 2010 à 22:11

c'est du obsispo ça nan ???? je rigole bien sûr que j'ai reconnu EDUARDO
http://www.youtube.com/watch?v=oEl2RC1NgOg

Anonyme a dit…
19 décembre 2010 à 00:04

http://www.youtube.com/watch?v=VK_f6-JmzHU&feature=fvst

ce sont les paroles d'un zouk.

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